( 9 février, 2014 )

Quelques journaux

IMGP8961 IMGP8962 IMGP8963

Le Journal de Paris le premier quotidien français. Il parut de 1777 à 1840.

Fondé par Antoine-Alexis Cadet de Vaux, Jean Romilly, Olivier de Corancez et Louis d’Ussieux sur le modèle du London Evening Post, il est édité par Quillau, au format in-4° 

Le journal couvre l’actualité littéraire, signale les spectacles du soir, relate quelques faits divers parisiens et des anecdotes sur des personnages en vue. Il donne également des informations pratiques telles que les prévisions météorologiques, la hauteur de la Seine et les résultats de la loterie.

Répondant à une réelle demande du public, le quotidien rencontra immédiatement un grand succès.

En 1790, date de celui présenté, il est tiré à 12 000 exemplaires.

À la Révolution, les articles politiques se développent et influent sur la vie du journal. Ses comptes-rendus des assemblées sont reconnus parmi les meilleurs mais les Montagnards qui le jugent dangereux mettent ses ateliers d’imprimerie à sac dans la journée du 10 août 1792. Le quotidien ne reprend ses publications que le 1er décembre.

IMGP9120 publicité pour le patriote français

Le Patriote français fut un journal créé par Jacques Pierre Brissot, ce journal parut du 10 avril 1789 au 2 juin 1793.

Ce prospectus informait la population de la façon suivante : « Nous nous proposons de publier un journal politique, national, libre, indépendant de la censure et de toutes pièces d’influence ». Pour sa vigueur dans ses propos, Jacques Pierre Brissot fut recherché par la police du roi, il ne put faire paraître qu’un seul numéro avant la réunion des états généraux. De ce journal, Jacques Pierre Brissot en fit une tribune des idées révolutionnaires, il y rendait compte d’une façon très vivante des débats qui avaient lieu à l’Assemblée, il demanda le concours de Condorcet, Étienne Clavière, Henri Grégoire, ainsi que Jérôme Pétion et bien d’autres députés. À partir d’octobre 1791, Brissot confie entièrement son journal à Girey-Dupré, pour se concentrer sur son mandat de député, avant de reprendre la rédaction du compte-rendu de l’Assemblée au 1er janvier 1792.

Pas de commentaires à “ Quelques journaux ” »

Fil RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

|