( 30 avril, 2014 )

buffon- Des singes

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En 1735 Linné (1707-1778) reconnaît la ressemblance physique entre l’homme et le singe. Il les inclut dans le même ordre, celui des Anthropomorpha. Le « système naturel »de Linné est basé sur la fixité des espèces. Les espèces se perpétuaient de génération en génération, toujours inchangées, à l’exception de très petites différences accidentelles.

C’est d’ailleurs la conception traditionnelle de l’homme pour l’époque (Avec une création divine répondant aux préceptes du livre de la Genèse). Malgré cela, son choix d’inclure l’homme et le singe dans le même ordre fut jugé extraordinaire et provoquant.

C’est Buffon (1707-1788) qui rétablit la distance entre l’homme et le singe. Buffon entama avec Linné un débat sur le concept d’espèce. En représentant la nature comme un système d’entités séparées et établies une fois pour toutes, Linné essayait, selon Buffon, « de soumettre à des lois arbitraires les lois de la nature… ». Ce faisant, Linné ignorait délibérément, toujours selon Buffon, que « la nature marche par gradations inconnues…par nuances imperceptibles ». Buffon est un précurseur de l’évolutionnisme. 

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( 29 avril, 2014 )

L’an 2440- La bibliothèque du roi – Sur l’Encyclopédie

Petit enregistrement d’un extrait de « la bibliothèque du roi », chapitre de l’an 2440 de Mercier (1770).

Cet extrait concerne la forme de l’Encyclopédie (dictionnaire raisonné des…), jugée difficile d’accès et impropre pour une consultation efficace.

On dit souvent que Mercier était un peu visionnaire, et il l’est concernant le dictionnaire de Diderot puisque Panckoucke reprendra quelques années plus tard la publication de ce monument mais par « ordre des matières » (Encyclopédie méthodique) comme le montre la photo d’une page de titre d’un volume de gravures de cette publication qui s’étalera de 1782 à …..1832, soit 210 volumes!

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( 28 avril, 2014 )

Sixième partie des nuits de Paris de Restif de la bretonne.1788

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l’extrait  suivant correspond au frontispice

 

( 26 avril, 2014 )

Les révolutions de Paris (n°1)

Quelques petits épisodes importants de la révolution française vous sont racontés par le biais de commentaires audio  des gravures du célèbre journal les révolutions de paris dédiées à la nation .

Dès le 12 juillet 1789, et ce jusqu’au 28 février 1794, Louis Marie Prudhomme publie un journal, les Révolutions de Paris, dont le principal rédacteur est Elisée Loustalot, avec Sylvain Maréchal, Pierre Gaspard Chaumette et Fabre d’Églantine, et qui connaît un grand succès. Il garde la direction du journal jusqu’en mars 1794, moment où le paroxysme de la crise des factions l’oblige à une certaine prudence.

PREMIER TOME  Explications du frontispice et de ses détails

Afin d’écouter le commentaire et de visualiser la (ou  les) gravure(s) en même temps, cliquer sur le commentaire pour le faire débuter, puis sur la gravure (la bande son se trouve avant la gravure correspondante).Le commentaire se trouve placé avant la gravure. Ils sont courts et correspondent souvent à la légende qui se trouve dans le journal original.

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A propos de la cocarde nationale. Une gravure de la BNF identique à celle-ci comporte une véritable cocarde collée en bas de la gravure. Afin de retrouver la gravure complète, j’ai réalisé une cocarde en utilisant la même méthode de fabrication. Voici d’abord une cocarde d’époque (1790) conservée au musée Carnavalet (Paris) puis la gravure avec la cocarde collée en bas de celle-ci:

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Voici les images de la fabrication :

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La cocarde comportait en son centre un bouton doré. Son prix était de 15 sols et « se vend à paris, chez l’auteur, place Dauphine, n°13″

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( 25 avril, 2014 )

révolutions de paris (2)

Après le 10 octobre 1789 (du n°14 au n°26 du 9 janvier 1790)

Revue du roi le 18 Aout 1789 au matin

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Manque de pain et ses conséquences- 21 octobre

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( 24 avril, 2014 )

révolutions de Paris (3)

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( 9 avril, 2014 )

affiche pour le canal du midi- 1697- Nollin

Affiche photographiée en 7 millions de pixels et donc peut être aggrandie à souhait.

Clic droit « ouvrir dans une nouvelle fenetre » pour les deux premières gravures qui représentent le haut puis le bas de l’affiche

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( 9 avril, 2014 )

le mercure françois, première revue française

 Le « Mercure français » rassemble une collection de sources de première main sur les évènements politiques, militaires, diplomatiques, mondains et religieux (statuts des réformés…). Jean Richer fonda ce périodique en 1612 (relayé ensuite par son parent Estienne) et traitât l’ensemble de l’actualité européenne, colonies comprises. Assisté de correspondants en France et à l’étranger, et rédigea lui-même des textes auxquels il adjoignit les nouvelles qu’on lui envoyait. A partir de 1624 la direction de la publication revint au Père Joseph, l’ami de toujours de Richelieu. L’esprit de la publication va changer. Le Mercure françois devînt un organe officieux du gouvernement

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( 8 avril, 2014 )

Gravures d’après Moreau le jeune pour Candide -1785

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S’il y a une oeuvre de Voltaire que tout le monde connait, c’est bien Candide. C’est peut être regrettable  de réduire Voltaire à Candide, mais c’est comme ça ! L’édition de Kehl (1784-89) des oeuvres complètes de Voltaire comporte les belles gravures de Moreau le jeune. Après un résumé de sa vie, quelques extraits  pour accompagner quelques gravures:

Jean-Michel Moreau, dit Moreau le Jeune (1741-1814), est un dessinateur et graveur français. Élève du Lorrain , puis du graveur Jacques-Philippe Le Bas, il devint bientôtgrace à son talent, le dessinateur en renom des planches de toutes les éditions de luxe des classiques français. Il a également fourni aux graveurs de l’Encyclopédie des lavis et des dessins illustrant les processus artisanaux. Comme graveur, il a collaboré avec Boucher, Gravelot et une trentaine d’autres. En 1770, il succède à Cochin comme dessinateur des menus plaisirs du roi en sur la recommandation de ce dernier, ce qui lui donne l’occasion de produire des épreuves célébrant le mariage du Dauphin et son couronnement. En 1781, il est nommé Dessinateur et Graveur du Cabinet du Roi. Il a désormais besoin des services d’autres graveurs pour reproduire ses propres dessins comme les illustrations pour le recueil des œuvres de Rousseau (1773-82) et de Voltaire (imprimé à Bruxelles, 1782-9). Il est agréé à l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1780, puis reçu membre en 1788 et nommé graveur du cabinet du roi.

Vous trouverez nombre de ses œuvres dans différentes « catégories » de ce site, notamment pour ce Voltaire édité par Beaumarchais, mais aussi pour Rousseau (Jean-Jacques), les évangiles (dans « Bibles 18ème s »), les figures de l’histoire de France (dans « gravures Moreau le jeune »)…

Candide parait en 1759 à Genève chez Gabriel Cramer et sous le nom de Docteur Ralph. Ces gravures forment la deuxième série que Moreau a dessiné pour cette oeuvre de Voltaire.

Début de l’oeuvre et fuite de Candide:

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« Cunégonde laissa tomber son mouchoir, Candide le ramassa, elle lui prit innocemment la main, le jeune homme baisa innocemment la main de la jeune demoiselle avec une vivacité, une sensibilité, une grâce toute particulière; leurs bouches se rencontrèrent, leurs yeux s’enflammèrent, leurs genoux tremblèrent, leurs mains s’égarèrent. M. le baron de Thunder-ten-tronckh passa auprès du paravent, et voyant cette cause et cet effet, chassa Candide du château à grands coups de pied dans le derrière; Cunégonde s’évanouit; elle fut souffletée par madame la baronne dès qu’elle fut revenue à elle-même; et tout fut consterné dans le plus beau et le plus agréable des châteaux possibles.  Candide, chassé du paradis terrestre… »

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les horreurs de la guerre.

« Candide s’enfuit au plus vite dans un autre village : il appartenait à des Bulgares, et des héros abares l’avaient traité de même. Candide, toujours marchant sur des membres palpitants ou à travers des ruines, arriva enfin hors du théâtre de la guerre, portant quelques petites provisions dans son bissac, et n’oubliant jamais Mlle Cunégonde. Ses provisions lui manquèrent quand il fut en Hollande ; mais ayant entendu dire que tout le monde était riche dans ce pays-là, et qu’on y était chrétien, il ne douta pas qu’on ne le traitât aussi bien qu’il l’avait été dans le château de monsieur le baron avant qu’il en eût été chassé pour les beaux yeux de Mlle Cunégonde. »

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« La vieille reparut bientôt ; elle soutenait avec peine une femme tremblante, d’une taille majestueuse, brillante de pierreries et couverte d’un voile. « Ôtez ce voile », dit la vieille à Candide. Le jeune homme approche ; il lève le voile d’une main timide. Quel moment ! quelle surprise ! il croit voir Mlle Cunégonde ; il la voyait en effet, c’était elle-même. La force lui manque, il ne peut proférer une parole, il tombe à ses pieds. Cunégonde tombe sur le canapé. La vieille les accable d’eaux spiritueuses ; ils reprennent leurs sens, ils se parlent : ce sont d’abord des mots entrecoupés, des demandes et des réponses qui se croisent, des soupirs, des larmes, des cris. »

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La seconde série ne comporte pas certaines gravures comme cette célèbre illustration pour le chapitre 19 :

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Gravure de Pierre Charles Baquoy d’après un dessin de Jean-Michel Moreau le Jeune. Les gravures de la seconde série sont de plusieurs graveurs différents, mais le style est identique.

( 5 avril, 2014 )

L’art d’imprimer

Les 21 planches qui composent la série sur l’imprimerie dans l’Encyclopédie de Diderot  nous donnent l’occasion de résumer les étapes de l’acte de reproduire les livres grâce à l’imprimerie. 

L’une des techniques de Gutenberg pour imprimer ses premiers livres fut de fabriquer des caractères mobiles en « série » afin de composer le texte à imprimer. Pour cela, il réalisa des moules, comme pour la fonte des monnaies, afin de fabriquer ses caractères en grand nombre. Certains moules fabriquent des A, d’autres des B, C…. mais aussi des caractères de ponctuation…

L’ensemble des caractères mobiles est rangé dans des casses en bois, posées sur des pieds à hauteur d’homme  afin d’être utilisées le plus facilement possible par l’ouvrier chargé de composer le texte. Les deux images suivantes nous montrent la casse installée.

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Cet ouvrier, le compositeur, a dans sa main le composteur dans lequel il place, un à un les caractères qui vont former le texte.

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Dans la gravure suivante, deux compositeurs forment les textes et le personnage de droite encre la forme. Au dessus, des feuillets déjà imprimés sèchent. Le papier vierge, encore emballé est entassé le long du mur du fond de l’atelier.

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Une fois chaque ligne effectuée, il la place dans une galée.  Le texte composé sur le composteur de la gravure suivante est « Salut aux A… ». En dessous, la galée contient le texte « GLOIRE à DIEU, Honneur au ROI, Salut aux ARMES ».

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Lorsque le texte complet de la page est formé, celle-ci est fixée dans la forme avec les compositions des autres pages du même cahier. La forme représente les différentes pages imprimées qui vont composer chaque cahier. Une feuille vierge est imprimée deux fois pour obtenir le recto et le verso. En fonction de la taille du livre que l’on veut obtenir, on place dans la forme deux, quatre, huit… compositions de pages. Les gravures ci-dessous présentent d’abord une forme prête à accueillir deux compositions pour obtenir par simple pliage de la feuille en deux un format In Folio. En dessous, les compositions ont été calées.

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En dessous, des formes pour des formats In Quatro et In Octavo…

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La forme est ensuite encrée grâce à des balles enduites d’encre.

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Les trois gravures suivantes présentent la presse ouverte puis refermée avant de presser le plateau supérieur sur la feuille.

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Une fois les exemplaires imprimés, les caractères mobiles sont démontés et lavés.

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Les gravures suivantes présentent des cahiers de format In Octavo puis In Quatro dépliés. A noter la numérotation des pages qui semble aléatoire, mais qui, après pliage de la feuille, est logique. Pour cela, l’assemblage des compositions sur la forme doit respecter un ordre précis. Les numéros de chaque composition de la gravure suivante correspondent aux numéros de pages.

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