( 25 mai, 2014 )

Le culte de Rousseau sous la révolution

Premier document présenté pour illustrer ce culte, une loi datée de 1791:  

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Marie-Thérèse Le Vasseur avait, pour subsister, le produit de la vente de quelques manuscrits de Jean-Jacques, et les rentes que lui faisaient quelques libraires (Marc Michel Rey notamment). Le 21 décembre 1790, sur les instances de Mirabeau, l’Assemblée nationale, en même temps qu’elle votait une statue à Rousseau, décréta que sa veuve jouirait d’une pension de 1 200 francs, qui fut dans la suite portée à 1 500. Cette pension ne fut pas toujours exactement payée, et Marie-Thérèse, retirée au Plessis-Belleville, tomba dans la misère.

 

Deuxième document: Une édition révolutionnaire du contrat social, datée de l’an II (1794-95), avec un frontispice très explicite:

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Ce frontispice reprend certains éléments d’un frontispice de l’Emile (édition posthume de 1780- date en bas de la gravure) d’après un dessin de Charles Nicolas Cochin, avec notamment la femme et l’enfant au premier plan. Par contre, sur notre gravure du contrat social, un ange laure le grand homme à la place de l’enfant qui rabote sous les yeux et les conseils de son maître. De même la devise de l’auteur sur la colonne a disparu.

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Avec la publication du Contrat social (1762) les acteurs de la Révolution française considèrent Rousseau comme Le grand théoricien politique de la démocratie.

« L’homme est né libre et partout il est dans les fers ». Il s’agit du premier constat du philosophe dans son Contrat social.

Si Rousseau construit la théorie (adressée à la petite République de Genève), les grandes figures de la Révolution française se sont emparées de son texte pour justifier leurs positions.

Ses principales idées (l’homme est né libre et bon, la société l’a corrompu, la naissance du droit de propriété est la source de tous les maux, les inégalités se créent avec le pouvoir …) permettent de justifier la condamnation de l’absolutisme royal et du pouvoir autoritaire et arbitraire.

Rousseau défend l’idée pré-révolutionnaire de la liberté des peuples (du « peuple souverain ») à disposer d’eux-mêmes.

Autre édition révolutionnaire chez Leprieur en 1791, avec le portrait du philosophe:

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