• Accueil
  • > Archives pour juillet 2014
( 30 juillet, 2014 )

Test de (re)connaissance !

Petit jeu … Voici plusieurs portraits de célébrités de l’histoire de France (rois, philosophes…) qui vous sont présentés progressivement en quatre photos. A vous de les reconnaître le plus vite possible, dès la première image…pourquoi pas !

Les quatre photos sont présentées dans un diaporama. C’est à vous de cliquer sur la flèche  pour passer à la photo suivante (ne regarder pas trop à gauche de l’écran car l’ensemble des photos figure en miniature).

Je vous donne un indice pour chaque personnage à retrouver (souvent en rapport avec l’artiste qui a réalisé le portrait)… à vous de jouer !

-inconnu n°1, indice: Son oeuvre: l’homme dans tous les états.

inconnu 2
Album : inconnu 2

4 images
Voir l'album

-inconnu n°2, indice: Rigaud l’a peint.

test n°1
Album : test n°1

4 images
Voir l'album

-inconnu n°3, indice: LE philosophe

inconnu 3
Album : inconnu 3

4 images
Voir l'album

-inconnu n°4, indice: Roi de France

inconnu 4
Album : inconnu 4

4 images
Voir l'album

-inconnu n°5, indice: second roi du 17ème siècle

inconnu 5
Album : inconnu 5

4 images
Voir l'album

-inconnu n°6, indice: Philosophe

inconnu 6
Album : inconnu 6

3 images
Voir l'album

-inconnu n°7, indice: Ses lettres sont célèbres

inconnu 7
Album : inconnu 7

3 images
Voir l'album

-inconnu n°8, indice: Roi de France

inconnu 8
Album : inconnu 8

4 images
Voir l'album

 

 

 

( 29 juillet, 2014 )

La France découvre Isaac Newton

C’est en effet Voltaire qui fit découvrir à la France le physique de Newton, dans un pays dont beaucoup de scientifiques sont encore,  en ce début de 18ème siècle, adeptes des théories de René Descartes. Déjà dans ses Lettres Anglaises, un chapitre était consacré au grand physicien.

IMGP4769

La première publication des Éléments de la philosophie de Newton date d’avril 1738, mais la correspondance de Voltaire nous apprend que ce fut à son insu. L’histoire : Voltaire (réfugié en Hollande en 1736) remit au libraire Ledet (voir l’adresse de la page de titre de la photo 1) les premiers chapitres de son livre inachevé écrit à Cirey chez la marquise du Châtelet (l’ouvrage lui est d’ailleurs dédicacé). Ledet, non gêné de la propriété intellectuel de l’ouvrage (cela n’existait pas encore !) fit achever le livre par un mathématicien hollandais, et le mit à la vente après avoir ajouté au titre ces mots : Mis à la portée de tout le monde. La mode était en effet aux ouvrages de vulgarisation. Certains diront par raillerie  qu’il fallait lire : Mis à la porte de tout le monde !

En 1741, Voltaire donna en France, mais sous l’adresse de Londres, une édition entièrement refondue des Éléments de la philosophie de Newton.

Vous pourrez constater que le livre ne comporte pas uniquement des gravures explicatives à caractère purement scientifique, mais aussi énormément de vignettes et d’ornements typographiques allégoriques et décoratifs.

IMGP8481 IMGP8483 IMGP8484 IMGP8485 IMGP8486 IMGP8487 IMGP8489 IMGP8490 IMGP8491 IMGP8492 IMGP8493 IMGP8494 IMGP8495 IMGP8497 IMGP8499 IMGP8501

( 25 juillet, 2014 )

L’ironie Voltairienne

IMGP4770

Les contes de Guillaume vadé, ouvrage paru en 1764, contiennent le fameux pamphlet du Discours aux Welches de Voltaire. Le nom Welches était donné par les allemands aux français par dérision.

Cet extrait du discours de réception à l’académie française de Max Gallo montre bien à quel point le Discours aux Welches de Voltaire est moins un réquisitoire implacable contre les français qu’un œil ouvert sur les défauts d’une nation dans le but de changer les choses:

« J’ai relu Le Discours aux Welches, puisque c’est par ce sobriquet que Voltaire désigne ces Français, ces Gaulois narcissiques et prétentieux. Et il m’a semblé entendre Jean-François Revel (Philosophe et écrivain auquel max gallo succède en 2006) se moquant de notre vanité.

« Depuis le temps que la culture française rayonne, je me demande comment l’humanité entière n’est pas morte d’insolation », s’étonne-t-il. Et Voltaire s’interroge : « Ô premier peuple du monde, quand serez-vous raisonnable ? » Et il dresse la liste de nos défauts, de nos réticences à adopter ce que d’autres nations ont accepté avec profit.

Voltaire fut accusé d’avoir écrit « une odieuse satire contre la nation ». …. En fait, dans la lignée voltairienne, Revel ne critique les Welches que par amour de cette France pour laquelle il a combattu. Pour contraindre la nation à voir ses faiblesses, à en finir avec les complaisances, la fatuité, les iniquités, voire, en 1760 comme en 1960, avec l’usage de la torture ».

Je vais maintenant vous lire quelques extraits de ce Discours afin de saisir le ton de Voltaire:

( 21 juillet, 2014 )

Tout est bien qui finit bien…ça reste à voir

Le cultissime roman de Bernardin de Saint-pierre Paul et Virginie fut accueilli dès 1784 avec un enthousiasme extraordinaire. Il devient rapidement l’un des romans exotiques et romantiques les plus lus surtout par la gente féminine. Dans l’ Avis sur cette édition, en début de livre, on peut lire les lignes suivantes : « J’ai fait, sans souscription, cette édition In 18 , en faveur des dames qui désirent mettre mes ouvrages dans leur poche ». Les aventures des deux héros sont un succès sans précédent. Preuve en est, un grand nombre de pères et surtout de mères firent porter à leur enfant venant au monde les surnoms de Paul et de Virginie. La réputation de cette pastorale s’étendit à toute l’Europe.

Bernardin de saint-Pierre nous conte l’histoire de deux enfants ,puis amants dans l’île de France (île Maurice). Il dit lui-même pour expliquer le lieu de son roman que « nos poètes ont assez reposé leurs amants sur les bords des ruisseaux, dans les prairies…j’en ai voulu asseoir sur le rivage de la mer, au pied des rochers, à l’ombre des cocotiers, des bananiers et des citronniers en fleur ». Paul et Virginie fait partie d’abord des Etudes de la nature (4ème photo ci-dessous) : « J’ai taché d’y peindre un sol et des végétaux différents de ceux de l’Europe »

La scène du frontispice nous montre Paul enfant, abrité sous le jupon de Virginie, pour se protéger d’une ondée de pluie.

Cette gravure est dessinée par J. M. Moreau et se rapporte à l’extrait suivant. Le narrateur :«  J’aperçus à l’extrémité du jardin, Virginie qui accourait vers la maison, la tête couverte de son jupon qu’elle avait relevé par derrière, pour se mettre à l’abri d’une ondée de pluie. De loin je la crus seule; et m’étant avancé vers elle pour l’aider à marcher, je vis qu’elle tenait Paul par le bras (…) »

Paul et Virginie est imprimé séparément des Etudes en 1789 sous les presses de Didot dans l’imprimerie de Monsieur (Monsieur est le frère de Louis XVI et comte de Provence, ce sera le futur Louis XVIII.

IMGP4667

IMGP4662

IMGP4668

IMGP4669

Début du même texte dans les Etudes de la nature, ici édition datée de 1791

 

( 19 juillet, 2014 )

Un artiste méconnu

Le 18ème siècle n’est pas le siècle de la gravure sur bois, et pourtant elle est toujours présente, non pas pour illustrer le texte, mais pour décorer les livres de bandeaux, vignettes et autres ornements. Le graveur, dont je veux vous présenter quelques œuvres, fait partie des artistes dont on croise le travail dans nombre d’ouvrages anciens du 18ème siècle et qui participe à l’embellissement de la composition et de l’harmonie des pages d’un livre. Le graveur sur bois en question est Jean Beugnet. L’ouvrage Les graveurs du dix-huitième siècle du  baron Roger Portalis et d’ Henri Béraldi (consultable sur Gallica) n’en parle pas. J’ai eu beaucoup de mal à trouver quelques renseignements sur cet artiste. Par contre, son professeur est plus connu, il s’agit de Jean-Michel Papillon (1698-1776- Egalement auteur d’un livre sur l’histoire et la technique de la gravure sur bois).

Voici deux albums de quelques réalisations de Papillon. Toutes sont signées PAPILLON, et datées des années 60 et 70 :

oeuvres de papillon
Album : oeuvres de papillon

5 images
Voir l'album
papillon 2
Album : papillon 2

3 images
Voir l'album

On connaît la date de décès de Jean beugnet, 1803, et on sait qu’il travailla essentiellement à Paris. Dans l’Almanach du voyageur à Paris de Mr Thiéry (1784), il est dit que le « sieur papillon était un des artistes les plus distingués dans cet art (graveur en bois); aujourd’hui c’est le sieur Beugnet ». Il signe ces œuvres de son nom complet, BEUGNET, ou d’un B, mais ne les date pas, contrairement à son maître. 

Je vous présente, glanées dans la bibliothèque, une série d’une vingtaine de gravures de Jean Beugnet. Comme pour les gravures de Papillon, celles-ci sont prises dans des Almanachs, pièces de théatre, oeuvres historiques ou littéraires … bref elles décoraient un évantail très large de types de livres):

Beugnet
Album : Beugnet

16 images
Voir l'album

Autre gravure de Beugnet pour une page de titre de la grande édition de l’histoire naturelle des oiseaux de 1771 (Imprimerie Royale):

imgp0391

Autre élève de Papillon, Nicolas Caron (1700-1768):

Caron
Album : Caron

2 images
Voir l'album

(Dans cet album, le premier bandeau date de 1785- ouvrage de Fabre du Bosquet- , le second de 1777, dans une édition d’amsterdam de la Henriade de Voltaire)

 

 

 

 

( 2 juillet, 2014 )

Lettrines d’une bible lyonnaise de 1531

Les livres de la renaissance française leur font une large place. On les oubliera peu à peu aux siècles suivants pour en faire de véritables compositions au 19ème siècle, je veux parler des lettrines. Contrairement aux gravures qui nous sautent aux yeux, les lettrines sont plus discrètes. Lorsqu’elles sont historiées (elles font référence à une légende), il faut souvent porter son attention sur le fond de la lettrine, faire abstraction de la lettre , et décrypter son message. Les lettrines de cette bible imprimée à Lyon en Français (1531) sont des gravures sur bois. Comme toutes les lettrines, elles sont réalisées dans un corps supérieur à celui du texte et souvent ornées de motifs floraux. Elles servent le plus souvent à faire débuter un chapitre.

Répertorier l’ensemble des lettrines de ce type de livre montre bien la variété du matériel typographique d’un imprimeur (ici inconnu, puisque seul son éditeur, Pierre bailli, nous a laissé son nom). on pourrait s’attendre à retrouver souvent la même lettrine pour une lettre donnée, mais vous constaterez que la variété des types est très importante. Ces lettrines sont souvent de petites tailles.

(Pour voir les gravures et page de titre de cet ouvrage, voir la catégorie « XVI e- Bible historiale 1531″)

Albums par ordre alphabétique:

A
Album : A

8 images
Voir l'album
B
Album : B

2 images
Voir l'album
C
Album : C

11 images
Voir l'album
D
Album : D

10 images
Voir l'album
E
Album : E

7 images
Voir l'album
F
Album : F

7 images
Voir l'album
G
Album : G

1 image
Voir l'album
H
Album : H

4 images
Voir l'album
I et J
Album : I et J

13 images
Voir l'album
L
Album : L

19 images
Voir l'album
M
Album : M

8 images
Voir l'album
N
Album : N

4 images
Voir l'album
O
Album : O

7 images
Voir l'album
P
Album : P

7 images
Voir l'album
Q
Album : Q

8 images
Voir l'album
R
Album : R

3 images
Voir l'album
S
Album : S

8 images
Voir l'album
T
Album : T

4 images
Voir l'album
U et V
Album : U et V

6 images
Voir l'album

IMGP2769

( 1 juillet, 2014 )

La folie d’un roi

En ce mois d’août 1392, les chaleurs sont fortes et le roi de France Charles VI est vêtu d’un surcot en velours noir et de chausses noires, la tête couverte d’un chaperon rouge écarlate également en velours. Charles VI chevauche très en avant, les princes se tenant à bonne distance pour ne pas l’incommoder.

IMGP2751

(Abrégé chronologique de l’histoire de France-Mezeray- Edition Schelte 1696)

( 1 juillet, 2014 )

Nouvelles propheties de Nostradamus

Dernière édition trouvée, ce livret qui semble comporter le même texte que les propheties de Moult, mais avec le nom de Nostradamus comme auteur. le faux titre porte « Nostradamus réssucité » et la couverture « Nouvelles propheties de Nostradamus ». L’imprimeur est Audant, de Limoges, et l’impression doit datée des années 1830-1840. Seule la BNF possède un exemplaire à cette adresse (non daté), mais également un exemplaire à l’adresse de Pellerin (à Epinal-1856), un de Camuzeaux (à Paris-1835) et trois exemplaires  d’Avignon (Offray-1845, 55 et 57). Le CCF ne semble pas répertorier d’autres exemplaires.

IMGP2754 IMGP2755 IMGP2756 IMGP2757

( 1 juillet, 2014 )

Portraits de rois de france- Mezeray 1696

IMGP2747

IMGP2748  Philippe VI

IMGP2749 jean II le bon

IMGP2750 Charles V

IMGP2752 charles VII

IMGP2753 Louis XI

( 1 juillet, 2014 )

Edition de 1792- Londres

IMGP2768

IMGP2758 IMGP2759 IMGP2760 IMGP2761 IMGP2762 IMGP2763 IMGP2764 IMGP2765 IMGP2766 IMGP2767

|