• Accueil
  • > Archives pour septembre 2014
( 27 septembre, 2014 )

Le songe de poliphile- Edition Française de 1600

Le livre suivant représente Le livre emblème de la renaissance italienne et Française. D’abord car il est imprimé à Venise par Alde Manuce pour l’EO, puis pour la beauté et l’esthétisme de ses gravures, leur mystère,  et enfin sur pour l’influence qu’il a eu au 16ème siècle et après.

L’histoire de Poliphile:

http://www.dailymotion.com/video/x15i8im

 

Numérisation d’un exemplaire:

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/CESR_4023Index.asp

Le Tableau des riches inventions couvertes du voile des feintes amoureuses : qui sont representees dans le Songe de Poliphile / desvoilees des ombres du Songe, & subtilement exposees par Beroalde. A Paris : Chez Mathieu Grillemot, au Palais, en la gallerie des prisonniers, 1600. Plus simplement appelé le songe de poliphile, ce livre mythique est attribué à Francesco Colonna, l’ouvrage parut à Venise chez Alde Manuce en 1499. La première édition française date de 1546 publiée par Jacques Kerver. Il s’agit ici pour cette édition du 4° tirage des bois de Kerver.

Cette édition de 1600 ouvre un nouveau volet de la carrière de l’Hypnerotomachia Poliphili (titre original), déjà devenu, pour les lecteurs français, le Poliphile, depuis la traduction de Jean Martin parue chez Kerver en 1546, 1554 puis enfin 1561. Cette nouvelle version est préparée par François Béroalde de Verville, qui imprime sa marque sur le texte de Colonna dès le titre, puisqu’il n’est plus question ni d’Hypnerotomachia Poliphili ni même du simple Songe de Poliphile de Martin, mais du Tableau des riches inventions couvertes du voile des feintes amoureuses, qui sont représentées dans le Songe de Poliphile, desvoilées des ombres du songe et subtilement exposées. Ce titre est à lui seul une déclaration d’intentions : plutôt qu’une simple traduction de l’Hypnerotomachia, Béroalde affirme présenter au public une nouvelle lecture du texte, en quelque sorte la seule véridique qui en découvre le sens caché.

La traduction de Jean Martin, élaborée comme un élément d’une série de traductions de textes italiens ou latins d’architecture, valorisait l’importance des « fantaisies » sur l’antique, au point de générer une tradition d’études du texte comme manuel d’architecture ou d’art des jardins qui n’est pas dans l’esprit de l’original, quelle que soit la place réelle de ces descriptions.

L’essentiel de cette nouvelle interprétation de Beroalde est contenu dans les liminaires qui précèdent le texte proprement dit. Béroalde avoue avoir été principalement attiré par les discours cachés, notamment quand ils prennent la forme dans le Poliphile des compositions hiéroglyphiques présentées dans certaines illustrations. Il ouvre ainsi la voie à une interprétation du livre comme discours à clef philosophique et secrète.

Si l’on regarde pourtant la matière même du livre, on constate tout d’abord que les illustrations sont celles de l’édition Kerver, reprises à l’identique aux mêmes endroits du texte. On voit aussi que Béroalde, contrairement à ses affirmations des pièces liminaires, n’a pas véritablement retraduit le texte, et n’a sans doute guère confronté la traduction de Jean Martin avec l’original. Son texte est en fait un toilettage de la traduction de 1546 : de-ci de là, il gomme une expression vieillie, ou une tournure lourde, tente de rendre la lecture plus fluide dans une langue pour la pratique de laquelle cinquante ans d’écart représentent encore une variable forte. Par ce traitement de second éloignement de l’original, la version de Béroalde devient véritablement ce qu’il en dit lui-même, « non plus que le tout n’est qu’une imitation », plus qu’une véritable traduction.

Le Tableau des riches inventions de Béroalde, s’il n’est évidemment pas totalement étranger à l’Hypnerotomachia Poliphili de Francesco Colonna, en est donc plus un nouvel avatar qu’une fidèle image : à partir de la construction alchimiste du frontispice, s’ouvre une nouvelle carrière pour le livre, celle du « discours secret », qui ne va que renforcer de plus belle sa réputation d’obscurité et d’inaccessible, et générer de nouvelles études frôlant parfois l’extravagance. À la critique moderne le devoir de remettre en perspective dans l’histoire du texte ces lectures non tant dévoyées que fabriquées, à partir des goûts et des modes de leur temps.

Texte tiré du « Centre d’Études Supérieures de la Renaissance « -Université François-Rabelais, Tours.

 

 

 

 

( 26 septembre, 2014 )

Sans grand intérêt…

Un banal livre dont le sujet peut nous paraître au premier abord sans grand intérêt peut tout de même receler quelques pistes de recherches et nous faire découvrir quelques pans de notre histoire.

IMGP6517

Ce livre acquis hier a deux titres reliés dans un volume. Le premier s’intitule  petit catéchisme de morale et le second daté de 1788 Traité d’éducation civile, morale et religieuse. Ce qui m’a fait l’acheter tient dans le sous titre « A l’usage des élève du collège royal de la flèche », étant moi même Sarthois.

IMGP6516

Le premier titre semble être un fascicule relié en tête du titre principal et n’ayant pas le même format (il est plus petit). L’avis de l’éditeur m’éclaire sur la présence de ce texte de 34 pages, non massicoté. Il est dit que cet ouvrage est depuis plusieurs années dans les mains des élèves du collège de la Flèche mais que celui-ci a d’abord été imprimé par petits cahiers pour faciliter la manipulation et leur utilisation par les élèves. Le premier titre doit donc être l’un de ces cahiers et relié avec le second titre. 

L’auteur du livre me plonge cette fois dans l’histoire du Prytanée de la Flèche. La page de titre mentionne un prêtre de la doctrine chrétienne.

En 1761, un arrêt du Parlement de Paris ordonne la fermeture des établissements scolaires alors tenus par les Jésuites. Le collège faisant parti de ces établissements, les professeurs quittent les lieux. En 1764, le collège devient « École de Cadets », ou « École Militaire Préparatoire », destinée à former des élèves dont les plus méritants sont envoyés à l’École militaire de Paris. Enfin, en 1776, les élèves sont dispersés dans des petites écoles militaires de province, mais la même année, Louis XVI rétablit le collège et le confie aux Doctrinaires. Notre auteur fait donc partie des prêtres de la doctrine chrétienne, congrégation religieuse fondée en 1592.

IMGP6518 Avis de l’éditeur.

IMGP6519 Avis de l’auteur

IMGP6520 Approbation

Autre intérêt, l’avis de l’auteur puis l’approbation (photos ci-dessus) cette fois nous plonge dans des choix d’éducation en cette fin 18ème siècle.

L’auteur nous affirme que ce traité de morale est utile à son siècle, semble-t-il perverti dans ses mœurs, et l’approbation nous oppose la méthode de ce livre aux « projets modernes d’éducation ». Quels sont-ils? On pense tout de suite à l’Emile de Rousseau imprimé en 1762.  

IMGP6521

( 26 septembre, 2014 )

gravures d’après tableaux de Charles le Brun

Beaucoup de gravures illustrant des livres religieux, notamment des missels d’église, sont d’abord des tableaux de maîtres célèbres. La Lapidation de Saint Etienne, peint par Charles LEBRUN en 1651, est un tableau actuellement accroché dans la chapelle Saint-Éloi de la cathédrale Notre dame de Paris).

    222                   

Le tableau représente Etienne, qui vient d’être traîné hors de la ville, que l’on aperçoit au loin vers la gauche, et, étendu sur le sol, les bras écartés, il est lapidé par un groupe de bourreaux qui s’acharnent, tandis qu’un autre groupe, placé vers la droite, assiste à la scène. Dans le ciel apparaissent, portés pas des anges, dont l’un tient une palme, Dieu le Père et, à sa droite, son Fils, portant sa croix et tendant la main vers le jeune martyr qui le contemple.

La gravure ci-dessous montre le même tableau, mais gravé par N.J.B de Poilly, de format In folio du missel de Bourges imprimé dans cette même ville en 1741. N.J.B. signifie Nicolas et Jean Baptiste, les deux fils de François de Poilly, également graveur (au 17ème siècle) des oeuvres de Charles Le Brun mais aussi de Le Sueur, Poussin ou encore Raphael…

IMGP9338

Le Christ en croix avec la Sainte Vierge, Saint Jean et Sainte Madeleine est également un tableau de Charles le Brun peint en 1674.

IMGP9339

( 26 septembre, 2014 )

Reliure à la cathédrale

Je vous présente une de mes reliures recouvrant le missel de Bourges dont nous avons parlé dans l’article précédent. Il s’agit d’une reliure “à la cathédrale” ornée d’une grande plaque à froid sur chacun de ses plats.

Ce type de décor d’inspiration architecturale gothique, connut une ferveur intense mais limitée dans le temps de 1825 à 1840. Au centre du plat, un grand décor représente des éléments que l’on pourrait trouver dans une cathédrale, telles ogives, colonnes, rosaces…

Mais quoi de plus « normal » de voir un tel missel revêtu d’une si somptueuse reliure pour un livre qui a peut-être servi dans la cathédrale de Bourges au 18ème siècle!

missel
Album : missel

5 images
Voir l'album

 

( 23 septembre, 2014 )

Comptes faits de Barrême

Il est des noms qui fournissent à la langue française des mots de notre vocabulaire courant. Ainsi, François Barrême (1638-1703), qui était certes mathématicien, expert pour les comptes de la Chambre des comptes de Paris, mais aussi un auteur d’ouvrages sur  la comptabilité, véritables best-sellers de la fin du 17ème siècle et du 18ème siècle: le Livre nécessaire pour les comptables, Le livre des comptes faits (appelé d’abord livre facile ), le livre facile pour apprendre l’arithmétique

Notre Barrême, en perdant un « r », donna son nom à la langue française pour exprimer une table ou un référentiel de calcul.

IMGP0826

 frontispice de son plus célèbre livre, le livre des comptes faits, représentant le bureau d’un changeur

( 23 septembre, 2014 )

Beauté des pages de titre Italiennes

Evoquons ensemble ce qui fait indéniablement le charme et le petit plus  d’un livre lorsqu’on l’ouvre, le titre-frontispice. Il est véritablement la pièce d’identité d’un livre.

Le titre-frontispice est une véritable illustration à pleine page placée au début du livre, parfois même avant une page de titre plus sobre.

Ce titre comporte une gravure (sur bois ou sur cuivre) ainsi qu’un texte imprimé en son centre sur plusieures lignes (Avec le titre, l’imprimeur, la date…) et constitue un « produit d’appel » pour le livre. C’est la première chose que l’on voit en l’ouvrant! Le sujet de la gravure est toujours en relation directe avec le contenu du livre. Pour un livre religieux, les saints triomphent autour de la  page, et pour les livres scientifiques, des allégories représentent les mathématiques, l’astronomie ou la physique.

Le titre-frontispice représente le livre, et souvent, une légende, une citation ou un extrait vient appuyer la gravure. On trouve également beaucoup de portraits (soit de l’auteur lui-même, soit d’une personne évoquée dans l’ouvrage).

Du 16ème siècle au 18èmesiècle, les artistes Italiens vont produire des titres de toute beauté. Là se déploient avec grandeur, pompe et majesté des titres avec des encadrements, des colonnades, des frontons, des portraits divers, allégories …

Je vous présente sept pages de titre imprimées à Venise, Rome,  Vérone ou Naples. Pour le plaisir des yeux…

IMGP6526

?

IMGP6528

liber secundus statuarum Romae (In 4)

Rome (Apud johanne jacobum de Rubeis)

IMGP6529

Naples (In 4)

IMGP6530

VALESI Dionisio

Varie fabbriche antiche e moderne di Verona con alcune statue e busti della Galleria Bevilacqua.

Vérone, 1753 (In 4)

IMGP6531

RUSCELLI Girolamo

Le Imprese Illustri. Aggiuntovi nuovamente il Quarto Libro da Vincenzo Ruscelli da Viterbo.

Venise, Francesco De Franceschi, 1584 (In 4)

IMGP6532

BOISSARD Jean-Jacques (Boissard, né à Besançon en 1528 et mort à Metz le 30 octobre 1602, est un antiquaire et poète néo-latin français).

De deorum quos antiquitas coluit imaginibus…statuta collectae sunt ex Romanis marmoribus per J. Jacobum Boissardum

IMGP6533

BRASAVOLI : médecin personnel du prince d’Este Hercule II et de sa femme Renée de France, consultant de plusieurs rois, papes et princes, est connu pour être le premier à avoir pratiqué une trachéotomie.

Antonii Musae Brasavoli medici Ferrariensis in libros de ratione victus in morbis acutis…

Venise 1546 (dédicacé au roi François Ier de France)

 

( 22 septembre, 2014 )

Bible de Luther- 1724

Dès 1517 Martin Luther entreprend la traduction des psaumes en langue allemande. C’est en 1521 alors qu’il est enfermé à la Wartburg, qu’il commence la traduction du Nouveau Testament. La traduction complète de la Bible est achevée en 1534.

Voila ce que dit Luther : « Dans ma traduction de la Bible, je me suis efforcé de parler un allemand pur et intelligible.… Aussi n’ai-je pas travaillé seul : partout j’ai recruté des auxiliaires. J’ai tâché de parler allemand, non grec ou latin. Or pour parler allemand, ce n’est pas des textes de langue latine qu’il faut interroger. La femme dans son ménage, les enfants dans leurs jeux, les bourgeois sur la place publique, voici les docteurs qu’il faut consulter : c’est de leur bouche qu’il faut apprendre comment on parle, comment on interprète : après cela ils vous comprendront et il sauront parler votre langue » (Luther, Epître sur l’art de traduire et sur l’intercession des saints, 1530).

wartburg castle

En 1521, pendant son séjour forcé à la Wartburg (voir la photo ci-dessus), Luther traduit le Nouveau Testament, d’après la seconde édition établie par Érasme (1517) du texte original grec.

Puis avec un collège de traducteurs il traduit tous les autres livres de l’Ancien Testament. L’immense travail est achevé en 1534. Parmi les éditions du vivant de Luther, l’une fut illustrée par Albrecht Dürer et une autre par Lucas Cranach l’Ancien. En 1546, 500.000 exemplaires de la Bible complète, édités dans 93 villes, sont en circulation.

La traduction de Luther, par ses qualités linguistiques, fut un grand succès et un vecteur essentiel de la Réforme dans les pays de langue allemande.

Je vous présente ici un exemplaire imprimé 190 ans après l’édition définitive à Tubingen dans une somptueuse reliure pleine peau typique des reliures d’outre Rhin.

14090907123715876212511535

14090907124415876212511537

Motifs à base d’oiseaux sur la reliure:

IMGP6477 IMGP6478

Quelques gravures de l’ancien testament:

luther ancien testament
Album : luther ancien testament

27 images
Voir l'album

Page de titre de l’ancien testament:

pt

Page de titre du nouveau testament:

14090909423415876212512056

 

( 21 septembre, 2014 )

Oeuvres de Mme Lambert

 C’est à Fénelon que Mme de Lambert emprunte la plupart de ses vues. « J’ai trouvé dans Télémaque, les préceptes que j’ai donnés à mon fils, et dans l’Éducation des filles les conseils que j’ai donnés à la mienne. »

Les préceptes que renferme l’Avis d’une mère à son fils sont relatifs, non à l’éducation proprement dite, mais à la conduite à tenir dans le monde ; l’auteur y recommande une noble ambition comme la meilleure sauvegarde de la vertu. 

Dans l’Avis d’une mère à sa fille, une part est faite à la pédagogie ; la question des études qui conviennent aux femmes y est traitée. « C’est une mère qui a éprouvé sur elle-même la vertu des conseils qu’elle donne à sa fille, et qui voudrait lui inspirer les goûts solides où, dans une vie traversée par des disgrâces de toute nature, elle a trouvé la paix de l’âme et le bonheur. Elle ne recommande point les sciences extraordinaires, elle écarte les sciences abstraites. Les connaissances utiles, c’est-à-dire celles « qui coulent dans les moeurs », voilà ce qu’elle préconise. Elle ne s’opposera donc pas à ce qu’une femme ait de l’inclination pour le latin : c’est l’idiome de l’Eglise et de l’antiquité ; mais il lui suffit qu’elle possède la langue qu’elle doit parler. Elle aime « l’histoire grecque et romaine, qui nourrit le courage par les grandes actions qu’on y voit» : elle exige qu’on sache l’histoire de France : « il n’est pas permis d’ignorer l’histoire de son pays ». En tout sujet, elle veut qu’on donne à la jeune fille « une véritable idée des choses », qu’on l’empêche de céder au préjugé, qu’on l’habitue à penser. Au premier rang parmi les études nécessaires elle range la philosophie, « surtout la nouvelle, si on en est capable ». Sa règle est que, en fait de religion, il faut céder aux autorités ; mais que, sur toute autre matière, on ne doit recevoir que celle de la raison et de l’évidence ; « c’est, à son avis, donner des bornes trop étroites à ses idées que de les enfermer dans celles d’autrui ».

IMGP6473

IMGP6471

IMGP6472

La marquise de Lambert, animatrice d’un cercle prestigieux et réputée pour ses qualités de toutes sortes est un modèle pour les familles nobles du XVIIIe siècle. Elle a rédigé pour son fils et pour sa fille des conseils de vie (publiés en 1726 et 1728).

 A l’intention de sa fille, Mme de Lambert écrit ses « Avis d’une mère à sa fille» dans lequel elle critique vivement le peu d’intérêt qu’on porte dans son milieu à l’éducation féminine. Elle en souligne les conséquences pour la société, pour les familles (« les maisons ») et pour les personnes. Le point important est que les mères elles-mêmes transmettent à leurs filles les grandes vertus, la conception intelligente de la religion, la force de caractère, un certain détachement des biens matériels qui caractérisent la vraie noblesse. Mme de Lambert met sa fille en garde contre les agréments superficiels et souvent trompeurs de la vie mondaine (« le monde », « les maximes du siècle »), qui est proposée dans son milieu. Elle propose une idée du bonheur qui est fondée sur la vertu, la cohérence des choix de vie et l’indépendance intérieure. Mme de Lambert, fidèle aux principes du christianisme, s’oppose à Mme Du Châtelet dans sa mise en garde contre les plaisirs et dans son éloge de la religion, mais elle la rejoint dans l’affirmation de la nécessité de la rigueur morale, de l’estime des autres, et surtout d’une véritable formation des femmes.

( 21 septembre, 2014 )

Tragedies de Corneille

IMGP6467

Deux pages célèbres:

IMGP6468

IMGP6470

( 19 septembre, 2014 )

La paléographie

La paléographie est l’étude et la connaissance des écritures anciennes. Le paléographe utilise des techniques visant à reconnaître les codes qui étaient utilisés dans les différentes écritures selon les époques (abréviations, la forme des lettres…).

Les actes notariés du 16ème siècle (Le support est ici le vélin) ne sont pas les plus faciles à déchiffrer. Je vous propose quelques exemples de mots classés par thèmes (villes, dates, prénoms…) .Les actes, tous datés des années 1520-1585, proviennent de la région du Cher.

Au préalable, l’album ci-dessous donne une idée des différentes écritures du 9ème au 16ème siècle (source : le spectacle de la nature- Tome VII- Abbé pluche)

ecritures
Album : ecritures

9 images
Voir l'album

Exemple d’acte notarié de l’époque renaissance :

IMGP6383

-Premier exemple d’écriture, celle des noms de villes ou villages de la région du Cher (Souvent en début d’acte):

IMGP6372

Selles en Berry (selles sur cher)

IMGP6374

Villentrois en berry (Villentrois)

IMGP6375

Bourges

IMGP6377

Saint Aignan en Berry (Saint Aignan)

IMGP6378

A nouveau Selles en Berry (Selles sur Cher)

IMGP6379

De Romorantin

IMGP6380

IMGP6381

? en Berry

IMGP6382

Saint Julian sur Cher (Saint Julien sur Cher)

 

-Deuxième exemple, les dates (en fin d’acte):

IMGP6393

L’an mil cinq cent soixante et quinze

IMGP6394

L’an mil cinq cent quatre vingt

IMGP6395

l’an mil cinq cent….

IMGP6396

…quatre vingt et cinq

IMGP6397

Quatre vingt et un(g)

IMGP6398

l’an mil cinq cent soixante et douze

IMGP6399

Soixante et douze

IMGP6400

L’an mil cinq cent

IMGP6403

L’an mil cinq cent soixante

IMGP6405

1525

IMGP6406

L’an de grace mil cinq cent vingt et cinq

IMGP6407

L’an mil cinq cent quatre vingt

 

-Troisième exemple d’écriture, les prénoms:

IMGP6409

estienne

IMGP6410

Guillaume

IMGP6412

jehan (jean)

IMGP6413

Marc

IMGP6414

Martin

IMGP6415

A nouveau jehan

IMGP6416

Françoise

IMGP6417

estienne

IMGP6418

Guillaume

IMGP6419

Mathurin

IMGP6422

michel

IMGP6423

jacquelin

IMGP6425

gabriel

IMGP6426

? (deux dernières photos)

IMGP6427

 

Je vais ajouter des thèmes dans les heures prochaines ou jours prochains , le temps de repérer des mots sur les parchemins ( ce qui n’est pas chose facile). Les prochains thèmes. à venir: Mots usuels (adjectifs…), abréviations courantes…

 

12
Page Suivante »
|