( 18 octobre, 2014 )

Les prothèses d’Ambroise Paré

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Les prothèses humaines sont attestées dès la plus haute antiquité. Au Moyen Age, celles-ci étaient soit des pilons soit des crochets, et avaient juste un but fonctionnel, l’esthétisme étant très secondaire. Seules les personnes aisées pouvaient s’offrir des appareillages plus sophistiqués. Souvent lourdes, encombrantes et pas toujours très fonctionnelles, elles faisaient partie de l’armure de certains chevaliers.

Au 16ème siècle, Ambroise Paré (1509-1590) met au point de nombreuses prothèses qu’il adapte sur le sujet après avoir ligaturé les vaisseaux après une amputation. Pour ce chirurgien du roi, c’est toujours la vision humaine de la médecine qui prévaut. Jamais ses patients ne sont réduits à des « assemblages d’organes ». Il s’agit de « porter à chaque individu une attention particulière et irremplaçable, une attention qui prenne en compte l’irréductible solitude de celle ou celui qu’on soigne ». C’est d’ailleurs pourquoi Ambroise Paré s’est particulièrement attaché à la conception de prothèses : « il proposait aux borgnes des yeux artificiels en or émaillé peints selon la couleur d’origine », « les nez, souvent tranchés dans les batailles et les duels, il en refaisait en or, en argent, ou en papier de linge collés ». Sans oublier les prothèses de mains, de bras, de jambes, dans lesquelles il excellait.

Le principe de ses prothèses, pilons articulés, et autres cuissards à pilon était encore utilisé au début du 20ème  siècle.

 Quelques gravures de réduction de luxation:

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( 3 août, 2014 )

Ambroise Paré « De la génération »

Les gravures que je vous présente font partie du livre « De la génération » d’Ambroise Paré. (Ce livre est d’abord paru séparément en 1573, chez André Wechel à Paris, puis a fait partie des œuvres complètes après 1585).

 

Les premières (Photos 1, 2 et 3) montrent des fœtus d’enfants ou de jumeaux dans différentes positions, tête en bas, en siège, têtes bêches…

 

Deux choses me semblent intéressantes et amusantes dans ces premières gravures. D’abord, la représentation même de l’enfant dans le ventre de sa mère, qui paraît avoir déjà 2 ou 3 ans, et qui est caractéristique des illustrations d’enfants de cette époque. Ensuite, la place de l’enfant dans la matrice. L’enfant est certainement représenté au terme de son évolution intra-utérine, et pourtant, il semble avoir assez de place pour faire quelques brasses…

 

L’accouchement se fait longtemps en position assise, au lit, en tenue de jour. La position allongée ne se répand qu’au 18ème siècle. L’image n°4 représente une chaise d’accouchement. Les instruments que présente Ambroise Paré dans ses œuvres (ici dans une édition Parisienne de 1628, chez Buon) font froid dans le dos (voir la légende de la photo 7!), et si l’accouchement était dans les villages une affaire de femmes, on ne doit pas trop regretter ce coté familial et « chaleureux » de cet acte de délivrance. Regardez ces forceps et autres appareils d’extraction de l’enfant, vivant ou mort d’ailleurs… (Notons qu’à cette époque, les naissances hospitalières sont rares et ne concernent que les pauvres ou les filles seules. En tous les cas, l’hôpital n’était pas un centre de soins tel qu’on l’entend aujourd’hui, mais plutôt un lieu d’assistance et d’aide aux démunis. D’ailleurs, si environ 2% des femmes mouraient en couche chez elles, le pourcentage passe à 10 % dans les hôpitaux …et ne parlons pas de la mortalité des nouveaux-nés).

 

J’ai laissé la légende de chacune des gravures afin de comprendre l’utilité de chaque instrument.

 

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( 13 février, 2014 )

« parasites » !!!

Ambroise Paré (1510- 1590) est le chirurgien des champs de bataille, le père de la chirurgie moderne. Il soigne le duc de Guise qui a reçu un coup de lance au-dessus de l’oeil droit et sortant entre nuque et oreille (d’où son surnom de « balafré »). En 1552 il pratique la première amputation de la cuisse par le procédé de ligature des vaisseaux, et non plus par le fer rouge.

Ambroise Paré a été le chirurgien de Henri II en 1554, François II, Charles IX en 1562 et Henri III en 1575. Il s’était fait un devoir de soigner les pauvres comme les rois, suivant ainsi sa déclaration à Charles IX.

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Les œuvres offertes à Henri III en 1575, in-folio illustré de près de 300 figures, rassemblent, amplifient, recomposent les divers traités précédemment publiés, et s’augmentent de livres nouveaux, achevant de tracer l’itinéraire d’un praticien qui, « par tous les moyens possibles, a mis la chirurgie plus au net que jadis ». 

Malgré les tentatives de la Faculté pour s’opposer à la diffusion d’une somme chirurgicale en langue française, les Œuvres rééditées et encore augmentées en 1579 et en 1585, rencontrent un accueil puis une fortune dont attestent les neuf éditions parues entre 1598 et 1685, et les traductions en latin, en anglais, en allemand ou en néerlandais.

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( 13 février, 2014 )

divers instruments

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( 13 février, 2014 )

Quelques figures d’anatomie

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