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( 15 juin, 2014 )

Vive la grêve !

Le syndicalisme avant l’heure !

 

Le nom de Griffarins viendrait du nom de l’imprimeur lyonnais Sébastien Gryphe dont vous voyez la marque sur la photo ci-dessous. La référence au griffon, emblème de cet humaniste proche de Rabelais semble assez évidente.

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(Tiré d’une édition de Flavius Joseph de 1555)

Les Griffarins regroupent des ouvriers liés aux métiers de l’imprimerie, comme les compositeurs, correcteurs…

Les Griffarins ont participé à la révolte de 1539, un des premiers conflits liés au travail en France. Cette première grève ouvrière éclate en avril 1539, sous l’influence notamment des Griffarins, et revendique une hausse des salaires pour les quinze heures de travail quotidiennes.

Durant quatre mois, aucune des imprimeries lyonnaises n’a fonctionné.

Face à l’échec des négociations avec les maîtres imprimeurs (patrons de l’époque), le sénéchal de Lyon fait éditer un arrêt qui dicte les droits et les devoirs des ouvriers typographes (Nourriture, jours de repos).

Les ouvriers reprennent le travail en juillet, et se lancent dans de longues négociations avec les maîtres imprimeurs jusqu’en 1542 afin de clarifier leur statut.

 

( 6 février, 2014 )

Les imprimeurs humanistes Lyonnais

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La marque d’imprimeur de Sébastien Gryphe arbore le griffon, rappelant son patronyme. Il introduit pour la première fois en France les caractères italiques, inventés en 1501 à Venise par Alde Manuce, utilisés dans des petits volumes in-octavo. Son utilisation par Gryphe est attestée dès 1528, et il est probable qu’il possède des matrices de fontes de caractères. Plus tard, il mène à bien une véritable collection d’éditions latines (Ici Flavius Joseph)  dans un format encore plus petit, l’in-seize.

C’est un promoteur de l’humanisme lyonnais et ses impressions sont très appréciées pour leur netteté, la beauté de leur mise en page et leurs corrections.

Son atelier est le point de rencontres le plus apprécié des humanistes.

Il travaille de grands savants et écrivains de l’époque : André Alciat, Maurice Scève, Barthélémy Aneau, ou encore Étienne Dolet . Certains d’entre eux travaillent pour lui comme correcteurs. Dès 1532, il travaille avec l’écrivain et médecin François Rabelais.

 

 La marque  de Guillaume Rouille est un aigle représenté soit sur une palme, sur un globe ou sur un piédestal, avec un ou plusieurs serpents enroulés. Il a associé plusieurs devises à cette marque: « prudence » (prudentia) ou « la vertu et la fortune » (« in virtute et fortuna »), et différents textes sur Venise, la ville où il a travaillé pour la première fois comme libraire (« sub scuto veneto »).  

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