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( 21 juillet, 2014 )

Tout est bien qui finit bien…ça reste à voir

Le cultissime roman de Bernardin de Saint-pierre Paul et Virginie fut accueilli dès 1784 avec un enthousiasme extraordinaire. Il devient rapidement l’un des romans exotiques et romantiques les plus lus surtout par la gente féminine. Dans l’ Avis sur cette édition, en début de livre, on peut lire les lignes suivantes : « J’ai fait, sans souscription, cette édition In 18 , en faveur des dames qui désirent mettre mes ouvrages dans leur poche ». Les aventures des deux héros sont un succès sans précédent. Preuve en est, un grand nombre de pères et surtout de mères firent porter à leur enfant venant au monde les surnoms de Paul et de Virginie. La réputation de cette pastorale s’étendit à toute l’Europe.

Bernardin de saint-Pierre nous conte l’histoire de deux enfants ,puis amants dans l’île de France (île Maurice). Il dit lui-même pour expliquer le lieu de son roman que « nos poètes ont assez reposé leurs amants sur les bords des ruisseaux, dans les prairies…j’en ai voulu asseoir sur le rivage de la mer, au pied des rochers, à l’ombre des cocotiers, des bananiers et des citronniers en fleur ». Paul et Virginie fait partie d’abord des Etudes de la nature (4ème photo ci-dessous) : « J’ai taché d’y peindre un sol et des végétaux différents de ceux de l’Europe »

La scène du frontispice nous montre Paul enfant, abrité sous le jupon de Virginie, pour se protéger d’une ondée de pluie.

Cette gravure est dessinée par J. M. Moreau et se rapporte à l’extrait suivant. Le narrateur :«  J’aperçus à l’extrémité du jardin, Virginie qui accourait vers la maison, la tête couverte de son jupon qu’elle avait relevé par derrière, pour se mettre à l’abri d’une ondée de pluie. De loin je la crus seule; et m’étant avancé vers elle pour l’aider à marcher, je vis qu’elle tenait Paul par le bras (…) »

Paul et Virginie est imprimé séparément des Etudes en 1789 sous les presses de Didot dans l’imprimerie de Monsieur (Monsieur est le frère de Louis XVI et comte de Provence, ce sera le futur Louis XVIII.

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Début du même texte dans les Etudes de la nature, ici édition datée de 1791

 

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