( 4 octobre, 2014 )

Un autre Buffon

En 1747, fasciné par le rapport entre la lumière et la chaleur, Georges-Louis Leclerc de Buffon prouvera au château de la Muette (dans le 16ème arrondissement de Paris, près du bois de Boulogne), en présence du roi Louis XV, lors d’une véritable exhibition, la réalité des miroirs ardents d’Archimède (scientifique du 3ème siècle avant JC) devant un public composé de gens de qualité.

Lors de la seconde guerre punique, Archimède fait construire pour les carthaginois des machines de guerre (Catapultes et de miroirs ardents), qui serviront  pour le célèbre siège de Syracuse (215 av. J.-C.), afin de résister aux troupes romaines .

Buffon construisit lui-même un miroir constitué de 168 petites glaces. En expérimentant sur divers matériaux, il montre que Descartes a eu tort. En effet, celui-ci avait déclaré impossible les miroirs ardents d’Archimède.

Le miroir de Buffon était composé de glaces planes mesurant six pouces sur huit (environ 16 cm sur 21,5 cm). La planche ci-dessous nous montre le miroir monté, sur son socle: 

IMGP6541

Chacune des glaces est orientable indépendament des autres grâce à un système de vis:

IMGP6542

Il nous apprend dans son introduction à l’histoire des minéraux que lors de la première expérience qu’il fit, le 23 mars 1747, à midi, il a mit le feu, à 66 pieds de distance, à une planche de hêtre goudronnée, avec 40 glaces seulement, c’est-à-dire avec le quart du miroir environ.

Le même jour, il mit le feu à une planche à 126 pieds de distance avec 98 glaces

Jusqu’au 11 avril, il poursuit ses expériences et recule la distance du miroir par rapport à l’objet à enflammer jusqu’à 150 pieds.

Buffon nous dit que « le foyer étant à 20 pieds de distance, avec 45 glaces, on a fondu un gros flacon d’étain qui pesait environ six livres ; et avec 117 glaces, on a fondu des morceaux d’argent mince et rougi une plaque de tôle ».

« Je dois rendre à Archimède et aux Anciens la gloire qui leur est due : il est certain qu’Archimède a pu faire avec des miroirs de métal ce que j’ai fait avec des miroirs de glace ».

Buffon réalisa également des miroirs incurvés grâce à des fourneaux spécialement conçus pour transformer les miroirs plats.

Les planches des installations qui lui ont permis de réaliser ce genre de glaces sont présentes dans son Histoire des minéraux (1783-1788).

IMGP6543

X montre la plate forme incurvée destinée à recevoir le miroir plat, puis son incurvation

IMGP6544

 

( 6 septembre, 2014 )

Un monument typographique

En même temps que l’édition originale de son Histoire naturelle des oiseau, Buffon publie une édition de luxe, de format In Folio, dite « enluminée », qui comprend 1008 nouvelles planches à l’eau-forte d’après François-Nicolas Martinet (1725-1804) , retouchées au burin et coloriées à l’encre. Le faible tirage (450 exemplaires seulement) représente près d’un demi million d’épreuves coloriées à la main par une flottille de coloristes. La gravure et le coloriage occupèrent pendant plus de cinq ans quatre-vingts artistes et ouvriers et l’exécution fut dirigée sous les yeux de Buffon, par Daubenton le jeune, cousin germain et beau-frère de son collaborateur principal.

Voici la monumentale page de titre de l’ouvrage: 

IMGP0390 IMGP0391

(A noter que le bois de la page de titre est du célèbre graveur sur bois de bandeaux…Beugnet -cf bandeaux de théâtre-)

Voici l’intégralité du discours préliminaire:

discours sur les oiseaux de Buffon
Album : discours sur les oiseaux de Buffon

72 images
Voir l'album

Je ne possède malheureusement pas cette édition, mais les pages du  »discours sur les oiseaux » (album-photo ci-dessus). Ces pages sont certainement un rare essai de l’imprimerie royale réalisé en 1771 avant l’impression . En effet, ces feuillets n’ont jamais été rélié (pas de trou d’aiguille sur les pliures de pages) et sont imprimés sur des feuillets qui ne sont pas encore passés au massicot – les dimensions des pages sont de 50.5 cms sur 36 cms. les exemplaires reliés font généralement 46 par 34 cms.

Les gravures suivantes ne font pas partie de la même édition mais d’une édition classique In 8

buffon014.jpg buffon015.jpg buffon016.jpg buffon0161.jpg buffon007.jpg buffon008.jpg buffon009.jpg buffon010.jpg buffon011.jpg

buffon002.jpg buffon003.jpg buffon004.jpg buffon005.jpg buffon006.jpg buffon001.jpg

Voici quelques planches de l’édition de luxe:

buffon
Album : buffon

3 images
Voir l'album

 

 

( 1 mai, 2014 )

Oeuvres de Buffon- edition de 1799- Sonini

Charles-Nicolas-Sigisbert Sonnini de Manoncourt est un naturaliste français. A ce titre, il entreprend une nouvelle édition de l’Histoire naturelle, avec un 1er volume edité en juin 1799, et le 127e en 1808, avec les additions de Buffon (de différentes époques) et ses découvertes particulières, avec en plus de multiples observations, soit l’entreprise sans doute la plus vaste après l’Encyclopédie, dans une bibliothèque très complète sur le sujet. Il intègre dans cette suite de l’œuvre de Buffon, l’Histoire naturelle des Poissons (1798-1803) et l’Histoire naturelle des Cétacés (1804) comprenant les parties qu’il avait rédigées pour Lacépède. On lui doit indépendamment une Histoire naturelle des Reptiles (1802).

IMGP1718 IMGP1719

Deux pages de titre du premier tome de l’édition de Sonini, l’une pour 1799 (juin) l’autre pour 1800. les trois premiers tomes comprennent « les Epoques de la nature » et les Discours sur les « théories de la terre ».Le premier volume est orné des gravures suivantes:

IMGP1721 IMGP1722 IMGP1723 IMGP1724 IMGP1726 IMGP1727 IMGP1728

( 1 mai, 2014 )

Buffon- De L’homme

IMGP1729

 

IMGP1730 IMGP1731 IMGP1732 IMGP1733 IMGP1734 IMGP1735 IMGP1736 IMGP1737 IMGP1738 IMGP1739 IMGP1740

( 30 avril, 2014 )

buffon- Des singes

IMGP1742

En 1735 Linné (1707-1778) reconnaît la ressemblance physique entre l’homme et le singe. Il les inclut dans le même ordre, celui des Anthropomorpha. Le « système naturel »de Linné est basé sur la fixité des espèces. Les espèces se perpétuaient de génération en génération, toujours inchangées, à l’exception de très petites différences accidentelles.

C’est d’ailleurs la conception traditionnelle de l’homme pour l’époque (Avec une création divine répondant aux préceptes du livre de la Genèse). Malgré cela, son choix d’inclure l’homme et le singe dans le même ordre fut jugé extraordinaire et provoquant.

C’est Buffon (1707-1788) qui rétablit la distance entre l’homme et le singe. Buffon entama avec Linné un débat sur le concept d’espèce. En représentant la nature comme un système d’entités séparées et établies une fois pour toutes, Linné essayait, selon Buffon, « de soumettre à des lois arbitraires les lois de la nature… ». Ce faisant, Linné ignorait délibérément, toujours selon Buffon, que « la nature marche par gradations inconnues…par nuances imperceptibles ». Buffon est un précurseur de l’évolutionnisme. 

IMGP1743 IMGP1744 IMGP1745 IMGP1746 IMGP1747 IMGP1748 IMGP1749 IMGP1750 IMGP1751 IMGP1752 IMGP1753 IMGP1754 IMGP1755 IMGP1756 IMGP1757 IMGP1758 IMGP1759 IMGP1760 IMGP1761 IMGP1762 IMGP1763 IMGP1764 IMGP1765 IMGP1766 IMGP1767 IMGP1768 IMGP1769 IMGP1770 IMGP1771 IMGP1772 IMGP1773 IMGP1774 IMGP1775 IMGP1776 IMGP1777 IMGP1778 IMGP1779 IMGP1780 IMGP1781 IMGP1782 IMGP1783 IMGP1784 IMGP1785 IMGP1786 IMGP1787 IMGP1788 IMGP1789 IMGP1790 IMGP1791 IMGP1792 IMGP1793 IMGP1794 IMGP1795 IMGP1796 IMGP1797 IMGP1798 IMGP1799 IMGP1800 IMGP1801 IMGP1802 IMGP1803 IMGP1804 IMGP1805 IMGP1806 IMGP1807 IMGP1808 IMGP1809 IMGP1810 IMGP1811 IMGP1812 IMGP1813

( 9 mars, 2014 )

continuateur de Buffon: Lacepede

IMGP0419 IMGP0420 IMGP0421 IMGP0422 IMGP0423 IMGP0424 IMGP0425 IMGP0426 IMGP0427 IMGP0428 IMGP0429 IMGP0430 IMGP0431 IMGP0432 IMGP0433 IMGP0434 IMGP0435 IMGP0436 IMGP0437 IMGP0438 IMGP0439

|