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( 12 décembre, 2014 )

Crébillon imprimé au Louvre

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Première édition des oeuvres complètes de Crébillon père. La seule pièce que le dramaturge produisit après cette édition de 1750, fut le Triumvirat, jouée pour la première fois en 1754. Elle a été ajoutée à certains exemplaires, comme celui-ci, et réunit ainsi l’intégralité des tragédies de Crébillon :Idoménée, Atrée & Thyeste, Électre, Rhadamisthe & Zénobie dans le Tome I, et Sémiramis, Pyrrhus, Catilina, Xerxès et le Discours Académiques dans le Tome II, suivi du triumvirat

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A propos du Louvre: L’imprimerie avait acquis une telle importance au 16ème s que beaucoup de grands seigneurs avaient fait monter chez eux un établissement typographique pour occuper leurs loisirs et imprimer leurs œuvres (on pense à Philippe de Mornay, au duc de Sully ou encore à Agrippa d’Aubigné). Louis XIII, suivant ces exemples, fit monter un petit atelier vers 1620 au Louvre, dans le haut du pavillon de la reine.

Le cardinal de Richelieu, à la demande du roi, résolut de fonder une imprimerie royale, destinée « à donner au public les ouvrages des bons auteurs, en caractères dignes de leurs travaux ».

Au mois de Novembre 1640, l’atelier est déjà  installé au Louvre. Les premiers caractères dont se servit l’imprimerie royale sont ceux de Garamond, célèbre graveur du 16ème siècle . Une ordonnance de 15 avril 1641 nous fait connaître le nom des premiers fournisseurs de papier : Ferrier et Danvilliers, papetiers d’Auvergne. Le premier livre sorti des presses est l’imitation de Jésus Christ, en format In Folio et en latin.

En 1750, date de l’impression de ce livre de Crébillon père, le directeur de l’imprimerie royale est Anisson, jacques-Louis-Laurent, surnommé Duperon, frère de son prédécesseur, et père de son successeur. Il a obtenu la survivance de son frère vers 1735, et s’en démit en 1760. 1750 est également pour l’imprimerie royale le début de l’impression de l’histoire naturelle de Buffon (Les trois premiers volumes dès 1749). En 1792, l’Imprimerie nationale (nous sommes sous la révolution) quitte le Louvre, lieu qu’elle occupait depuis 152 ans.

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