( 11 mai, 2014 )

La Roche Bernard sous la révolution

Un petit document sur le passé d’une cité bretonne, La Roche Bernard (Morbihan).

img131  img132

Le député Lakanal est chargé d’un rapport sur le cas de Joseph Sauveur et de Le Floch. Il demande que la cité soit rebaptisée.

Petit rappel des faits: Les  15 et 16 mars 1793,  6000 Chouans envahissent la cité mal défendue de la Roche Bernard. Leur objectif est simple, s’en prendre à tous les symboles de la révolution. Ils allument alors un bûcher et y brûlent les archives publiques, le mobilier du tribunal ainsi que l’Arbre de la Liberté.Deux chefs républicains sont alors emprisonnés par les « vendéens », Le Floch du Cosquer et Joseph Sauveur. Le premier fut tué alors qu’il tentait de s’échapper. Joseph Sauveur est conduit en dehors de la prison et emmené au milieu des halles ou les Chouans lui ordonnent de crier « Vive le Roi! ». Il répond alors en bon républicain « Vive la Nation, vive la République! ». Il reçoit un premier coup de pistolet au visage qui ne lui fait que brûler la peau. Le captif est ensuite emmené plus loin dans la ville. Là il reçoit les plus barbares sévices, coups de pistolet, on lui coupe les doigts et face à son refus de prêter serment au Roi et à Dieu, on le traîne  près d’un fossé où il a ces dernières paroles : « Mes amis, achevez-moi, ne me faites pas languir. Vive la Nation ! ». À ces mots, les Chouans l’achevèrent. En l’honneur de ce dernier, la ville sera rebaptisée La Roche-Sauveur de 1793 à 1802. Après leur passage dans la ville, les Chouans se dirigent ensuite vers Guérande suite à l’appel de Thomas Caradeuc. Le document ci -dessus nous montre le décret Lakanal pour le changement de nom de la Roche bernard et nous donne un récit des faits.

( 9 mai, 2014 )

la Marseillaise de Rouget de Lisle

IMGP8589

Édition de l’Almanach des muses contenant la première édition du chant de guerre pour l »Armée du Rhin : HYMNE DES MARSEILLOIS écrit par le citoyen Claude-Joseph ROUGET DE LISLE .

 

IMGP8590

 

IMGP1928 IMGP1929 IMGP1930

 

(noter la coquille « aux asmes, citoyens..; » sur le dernier couplet!) 

 

IMGP8594

La récente acquisition de cet exemplaire de l’Almanach des muses de l’année 1793 et la diffusion récente d’une émission consacrée à la marseillaise par Franck Ferrant sur Europe 1 m’a incité à écrire cet article (cette émission avait comme invité Guillaume Mazeau, spécialiste de la révolution Française). Cet article s’inspire très largement de cette émission.

Ce chant pour l’armée du Rhin (parole et musique) fut officiellement écrit par Mr Rouget de Lisle (capitaine du génie) dans la nuit du 25 au 26 avril de l’année 1792, suite à une demande de Mr le baron de Dietrich, Maire de Strasbourg, qui constatait que l’armée révolutionnaire ne possédait pas d’hymne capable de galvaniser et de rassembler les troupes, puisque nous venions de déclarer la guerre le 20 avril aux Autrichiens, afin de défendre la patrie en danger. D’ailleurs le texte dit bien « marchez !», c’est un ordre.

Il s’agit bien d’un chant de guerre.

Je dis « officiellement » car une controverse existe sur la paternité réelle de la musique par Rouget de Lisle. Certaines parties de la mélodie seraient antérieures (d’autres musiciens comme Alexandre Boucher mais surtout  Jean Baptiste Grisons pourraient en être les auteurs). Les paroles mêmes seraient inspirées des clubs de Strasbourg, des mots et des formules du langage révolutionnaire.

Il est fort probable que Rouget de Lisle ait puisé tant pour la musique que pour les couplets, d’airs et de paroles circulant à son époque. Quoi qu’il en soit, il fallait un chant de circonstance et le résultat est concluant.

Ce chant est interprété d’abord à Strasbourg, puis repris par les soldats républicains de Marseille le 10 août 1792 au moment de l’insurrection des Tuileries (d’où la Marseillaise). Le chant,  mis en scène et enseigné sur les places publiques accompagnait les grandes fêtes civiques et fut même chanté à la tribune de la Convention… Bref, il devient le 26 messidor de l’an III  (1795) l’hymne national.

 

La Marseillaise fut ensuite interdite sous l’Empire et la Restauration puis remise à l’honneur en 1830 sous Louis-philippe (orchestration de Berlioz). Néanmoins, la Marseillaise ne fut reconnu officiellement qu’en 1879, puisque à l’issue des élections de 1871, le gouvernement de Thiers, était trop conservateur pour reconnaître cet hymne comme national. Le gouvernement de Mac-Mahon, considérant ce chant comme blasphématoire, proposa même un nouvel hymne intitulé Vive la France de Charles Gounod, interprété en place des Tuileries en juin 1878. L’hymne fut patiemment écouté et un cri surgit : « La Marseillaise !». Les musiciens chargés de jouer le nouvel hymne s’exécutèrent à cette demande et le peuple chanta l’hymne révolutionnaire.

Après sa seconde officialisation, les cendres de Rouget de Lisle sont transférées au Panthéon. En pleine guerre mondiale, Raymond Poincaré déclare « Dans la genèse de notre hymne national, nous trouvons à la fois un splendide témoignage du génie populaire et un exemple émouvant de l’unité française ».

 

Revenons à la symbolique du chant de Rouget. La Marseillaise est bien faite pour mobiliser, rassurer les soldats qui vont s’enrôler et engager leur vie pour la défense de la liberté et de la patrie. N’oublions pas qu’à cette époque, l’on chante beaucoup et que la culture orale est très présente. Beaumarchais ne fini-t-il pas son mariage de Figaro par la phrase: «En France, tout finit par des chansons », mais aussi et surtout, tout commence par des chansons et des satyres, notamment en période de révolte.

Les chansons « ça ira » et « la carmagnole » constituent d’autres exemples de chants rassembleurs. Il est juste de reprocher à la Marseillaise son coté belliqueux, mais c’est sa raison d’être ! En 2014, la révolution nous semble bien étrangère, mais il ne faut pas oublier qu’une grande partie de l’Europe voulait « faire la peau » à la révolution Française.

Cet hymne n’est pas neutre, il traduit un moment spécifique de l’histoire, il vient du peuple et non d’un grand compositeur, en effet Rouget de Lisle n’en était pas un.

 

Pourtant, notre époque n’est pas exempte de violence, à laquelle le téléspectateur est confronté chaque soir en regardant le journal TV, mais cette violence est souvent lointaine, par écran interposé, hors de nos frontières, alors qu’au 18ème Siècle, elle était quotidienne et dans la rue. Il suffit de se remémorer le sort du pauvre boulanger parisien en 1789 (voir « les révolutions de Paris » dans la catégorie XVIII e- révolution-).

Néanmoins cet hymne a résisté et est considéré comme un élément du patrimoine, au même titre que nos châteaux ou la tour Eiffel et contrairement à d’autres pays, nous le connaissons tous, au moins en ce qui concerne le premier couplet et le refrain. Et bien que la plupart des Français semblent se reconnaître en cet hymne, chanter le reste serait déjà beaucoup plus hasardeux.

De ces passages qui font réagir, on retient surtout le fameux « sang impur » qui est du reste au centre des incompréhensions de la Marseillaise. On peut penser que si le sang des ennemis est impur, c’est le sang des étrangers qui l’est et on voit se dessiner des idéaux racistes derrière ces paroles. Les révolutionnaires ne pouvaient pas penser en ces termes car le racisme tel qu’on l’entend aujourd’hui n’existait pas. Le sang impur est celui de ceux qui soutiennent les tyrans, les despotes, sans aucune dimension biologique.

Le sang pur est celui des vertueux, l’ennemi est bien le despotisme et les paroles brutales sont tournées contre un joug qui a tenu le peuple en esclavage pendant des siècles. La prise de la Bastille est l’un des symboles de cette guerre contre la tyrannie et l’autorité absolue d’un monarque.

Ce  chant national, dont les paroles sont certes en décalage avec notre temps, nécessite des explications pour être transmis aux nouvelles générations. Les termes sont parfois difficiles à comprendre : « Contre nous de la tyrannie », « Que veut cette horde d’esclaves, de traîtres, de rois conjurés ». Le style du langage, le registre lexical spécifique du néo-classicisme, tout droit sorti de la révolution, le retour à l’antique (avec ses « esclaves », ses « barbares ») n’est pas toujours facile à saisir à notre époque.

Certains couplets sont moins belliqueux, comme le cinquième couplet qui engage les soldats Français à être magnanimes envers leurs ennemis : « François, en guerriers magnanimes, portez ou retenez vos coups ; épargnez ces tristes victimes à regret s’armant contre vous… ».

 

Durant la première guerre, la Marseillaise était déjà sujette à des critiques. Certains préférant l’Internationale comme le Parti Communiste Français qui va rejeter la Marseillaise jusqu’en 1934. La seconde guerre mondiale redonnera une seconde jeunesse à notre hymne. Il sera chanté dans les camps et  parfois aux poteaux d’exécution par défi contre les bourreaux. Ses origines historiques resurgissent alors par leur coté révolutionnaire mais aussi rassembleur des peuples. Lorsqu’un président, Valery Giscard d’Estaing, sous-estimant l’attachement des Français à son hymne originel, voulut le réformer et changer son rythme, il se heurta au conservatisme d’une Nation. La première représentation connut un tollé général.

Ces anciennes constructions identitaires telles que les chants, les drapeaux …semblent parfois désuètes, et la guerre sur notre territoire une lointaine affaire. Il s’ensuit une envie de rire, de désacraliser, de mettre à distance cet hymne national, d’en changer les paroles, voire de le remplacer. Chacun se fera une idée sur la chose…

( 26 avril, 2014 )

Les révolutions de Paris (n°1)

Quelques petits épisodes importants de la révolution française vous sont racontés par le biais de commentaires audio  des gravures du célèbre journal les révolutions de paris dédiées à la nation .

Dès le 12 juillet 1789, et ce jusqu’au 28 février 1794, Louis Marie Prudhomme publie un journal, les Révolutions de Paris, dont le principal rédacteur est Elisée Loustalot, avec Sylvain Maréchal, Pierre Gaspard Chaumette et Fabre d’Églantine, et qui connaît un grand succès. Il garde la direction du journal jusqu’en mars 1794, moment où le paroxysme de la crise des factions l’oblige à une certaine prudence.

PREMIER TOME  Explications du frontispice et de ses détails

Afin d’écouter le commentaire et de visualiser la (ou  les) gravure(s) en même temps, cliquer sur le commentaire pour le faire débuter, puis sur la gravure (la bande son se trouve avant la gravure correspondante).Le commentaire se trouve placé avant la gravure. Ils sont courts et correspondent souvent à la légende qui se trouve dans le journal original.

IMGP1295 IMGP1297 IMGP1298 IMGP1299 IMGP1300 IMGP1301 IMGP1302 IMGP1303 IMGP1304 IMGP1305 IMGP1307  

IMGP1308 IMGP1309 IMGP1310

IMGP1311 IMGP1312

IMGP1313 IMGP1314 IMGP1315 IMGP1316 IMGP1317 IMGP1319 IMGP1320 IMGP1321 IMGP1322 IMGP1323 IMGP1324

IMGP1325

 

 

IMGP1326   IMGP1329 IMGP1330

A propos de la cocarde nationale. Une gravure de la BNF identique à celle-ci comporte une véritable cocarde collée en bas de la gravure. Afin de retrouver la gravure complète, j’ai réalisé une cocarde en utilisant la même méthode de fabrication. Voici d’abord une cocarde d’époque (1790) conservée au musée Carnavalet (Paris) puis la gravure avec la cocarde collée en bas de celle-ci:

9LesPetitesMains_Cocarde_Lesueur3  téléchargement

Voici les images de la fabrication :

IMGP1335 IMGP1336 IMGP1337 IMGP1338

 

La cocarde comportait en son centre un bouton doré. Son prix était de 15 sols et « se vend à paris, chez l’auteur, place Dauphine, n°13″

IMGP1331 IMGP1332 IMGP1333  

( 25 avril, 2014 )

révolutions de paris (2)

Après le 10 octobre 1789 (du n°14 au n°26 du 9 janvier 1790)

Revue du roi le 18 Aout 1789 au matin

IMGP1639

 

Manque de pain et ses conséquences- 21 octobre

IMGP1640

IMGP1641

 

IMGP1642

IMGP1643

 

IMGP1644

 

( 24 avril, 2014 )

révolutions de Paris (3)

IMGP1645 IMGP1646 IMGP1647 IMGP1648 IMGP1649 IMGP1650 IMGP1651

( 5 avril, 2014 )

Almanach littéraire- 1791

Il n’est pas curieux de constater à quel point Voltaire est très présent dans certaines publications littéraires imprimées sous la Révolution. En 1791, treize ans après sa mort (1778), Voltaire est transféré au Panthéon. Une foule immense accompagne le cortège, et après avoir été exposé à la Bastille, symbole de la Révolution oblige, son cercueil  s’achemine vers sa dernière demeure.

Je viens d’acheter un almanach littéraire pour l’année 1791, dont le rédacteur est d’Aquin du Château-Lyon, « cousin » de Rabelais, plus tard nommé Rabelais d’Aquin (1793). Il s’agit de Pierre-Louis d’Aquin (1720-1796), le fils du musicien, rédacteur de la Semaine littéraire et du Censeur hebdomadaire. En feuilletant ces étrennes d’Apollon,  j’ai pu constater à quel point la Révolution se nourrie de ces grands hommes qui ont occupé de leur plume ce siècle des idées, le  18ème siècle.

Voyons en détail: page 14, on débute par une petite phrase de Voltaire: « Je joue avec la vie, elle est bonne qu’à cela. Il faut que chaque enfant, vieux ou jeune, fasse ses bouteilles de savon ». Page 18, une pièce de Boucher sur Voltaire. Page 21,  une pensée de Voltaire sur Pétrarque, puis encore pages 29, 31, 40, là une lettre de Stanislas II à Voltaire, ici une lettre de Voltaire à Maupertuis datée de 1738. On trouve également des prédictions de Voltaire sur les événements de la Révolution (vis à vis des ecclésiastiques…). Bref du Voltaire, encore du Voltaire. 

Mais ce n’est pas tout, Rousseau (lettre à l’éditeur Panckouke), Benjamin Franklin (8 pages de Franckliniana ou anecdotes), Fréderic II ou plutôt Frédéric Le Grand, Swift remplissent les pages de cet almanach. S’invite aussi le docteur Astruc (médecin gardois) avec son bon mot « Ce ne sont point les jansénistes qui tuent les Jésuites, c’est l’Encyclopédie, mortdieu, l’Encyclopédie! » 

En conclusion, cet almanach reflétait bien l’esprit des lumières. Les dernières décennies du siècle sont marquées par le triomphe des idées des Lumières, et l’augmentation très spectaculaire des publications de journaux et livres à caractère littéraire, contribue à la large diffusion des idées de ces philosophes français, Européens ou même Américains.

IMGP1072

 

 

 

 

 

 

( 29 mars, 2014 )

crimes de Robespierre- 1797

Le 13 juillet 1793, Charlotte Corday poignarde Marat dans sa baignoire.

Médecin devenu député à la Convention nationale, Marat s’était rendu populaire auprès des sans-culottes parisiens par ses diatribes assassines, publiées dans L’Ami du peuple.

Sa meurtrière est une Normande de petite noblesse de 25 ans, arrière-petite-fille du grand Corneille et nourrie de lectures classiques. Ayant noué des sympathies avec les Girondins modérés, traqués par Marat, elle voit en ce dernier le fossoyeur de son idéal de liberté.

Elle espère, à l’image des héroïnes antiques, faire oeuvre utile en l’éliminant, quitte à sacrifier aussi sa jeune vie… Mais son geste n’aura d’autre effet que d’amplifier la Terreur. Elle-même sera guillotinée le 17 juillet 1793 sur la place de la Révolution, après l’entrée de la dépouille de sa victime au Panthéon.

IMGP0956 IMGP0957 IMGP0958

( 9 février, 2014 )

Quelques journaux

IMGP8961 IMGP8962 IMGP8963

Le Journal de Paris le premier quotidien français. Il parut de 1777 à 1840.

Fondé par Antoine-Alexis Cadet de Vaux, Jean Romilly, Olivier de Corancez et Louis d’Ussieux sur le modèle du London Evening Post, il est édité par Quillau, au format in-4° 

Le journal couvre l’actualité littéraire, signale les spectacles du soir, relate quelques faits divers parisiens et des anecdotes sur des personnages en vue. Il donne également des informations pratiques telles que les prévisions météorologiques, la hauteur de la Seine et les résultats de la loterie.

Répondant à une réelle demande du public, le quotidien rencontra immédiatement un grand succès.

En 1790, date de celui présenté, il est tiré à 12 000 exemplaires.

À la Révolution, les articles politiques se développent et influent sur la vie du journal. Ses comptes-rendus des assemblées sont reconnus parmi les meilleurs mais les Montagnards qui le jugent dangereux mettent ses ateliers d’imprimerie à sac dans la journée du 10 août 1792. Le quotidien ne reprend ses publications que le 1er décembre.

IMGP9120 publicité pour le patriote français

Le Patriote français fut un journal créé par Jacques Pierre Brissot, ce journal parut du 10 avril 1789 au 2 juin 1793.

Ce prospectus informait la population de la façon suivante : « Nous nous proposons de publier un journal politique, national, libre, indépendant de la censure et de toutes pièces d’influence ». Pour sa vigueur dans ses propos, Jacques Pierre Brissot fut recherché par la police du roi, il ne put faire paraître qu’un seul numéro avant la réunion des états généraux. De ce journal, Jacques Pierre Brissot en fit une tribune des idées révolutionnaires, il y rendait compte d’une façon très vivante des débats qui avaient lieu à l’Assemblée, il demanda le concours de Condorcet, Étienne Clavière, Henri Grégoire, ainsi que Jérôme Pétion et bien d’autres députés. À partir d’octobre 1791, Brissot confie entièrement son journal à Girey-Dupré, pour se concentrer sur son mandat de député, avant de reprendre la rédaction du compte-rendu de l’Assemblée au 1er janvier 1792.

( 7 février, 2014 )

L’époque des grands textes fondateurs

En feuilletant certains journaux de l’époque révolutionnaire, je suis tombé sur certains grands textes fondateurs de la fin du 18ème siècle.

Lisez-les comme si vous les découvriez en 1787 ou en 1789!

Le journal d’où sont tirés les articles suivants est le Mercure de France. il paraissait une fois par semaine, le samedi. Voici la page de titre d’un exemplaire:

IMGP0871

D’abord, Le mercure de France du 17 novembre 1787 avec  le projet de constitution des états unis d’Amérique (introduction signée par Washington pour les deux premières images, puis début du texte avec le célèbre « Nous, le peuple… »).

1 2 3 4

Ensuite ,une très célèbre phrase du comte de Castellane, qui fera partie de la déclaration des droits de l’homme (article X). Cette phrase se trouve dans le mercure de France du 5 septembre 1789, soit un mois et demi après la chute de la bastille:

IMGP6977

Enfin, Le mercure de France du 24 octobre 1789 contient la déclaration des droits de l’homme ainsi que l’accord du roi.

IMGP0864 IMGP0865 IMGP0866 IMGP0867 IMGP0868 IMGP0869 IMGP0870

 

 

 

|