( 11 juin, 2015 )

graffiti d’un amoureux

Curieuse découverte il y a quelques jours en remplaçant une fenêtre du théâtre du presbytère. Dans le plâtre qui entourait cette ancienne fenêtre, cette inscription : »H.S ♥ u(nd) S.S♥ Vermahlte », le dernier mot signifiant « marié », gravée au couteau! Mot d’amour et d’espérance d’un Allemand logé dans le presbytère occupé durant la période 1940-42.

IMGP9254IMGP9255

( 20 mars, 2015 )

Découvertes saisissantes !

Première découverte au presbytère, découverte qui résonne aujourd’hui avec un intérêt tout particulier!

Un « V » de la victoire sur le pilier droit de l’entrée du presbytère, témoignage poignant de la campagne des « V » de 1941!

CAM00178[1]

Cette lettre, un simple graffiti blanc, a été peinte par des résistants sur certains bâtiments alors occupés par les nazis. 

L’histoire: Alors qu’il était speaker pour Radio Belgique, Victor de Laveleye proposa aux citoyens belges francophones et néerlandophones, le 14 janvier 1941, d’utiliser la lettre « V » comme signe de ralliement : V pour vrijheid (liberté) en néerlandais, V pour victoire en français.

Vous avez intérêt, disait-il sur radio Belgique, à savoir combien vous êtes nombreux à vouloir la délivrance. Il faut que tous les patriotes de Belgique aient un signe de ralliement, qu’ils multiplient ce signe autour d’eux, qu’en le voyant inscrit partout ils sachent qu’ils sont une multitude. Et que l’occupant, lui aussi, en voyant ce signe, toujours le même, se répéter indéfiniment, comprenne qu’il est entouré, par une foule immense de citoyens belges qui attendent impatiemment son premier fléchissement, guettent sa première défaillance. Le succès de cette campagne dépassa les frontières de la Belgique et des V furent graffités clandestinement dans toute l’Europe occupée par les nazis. Winston Churchill lui-même fit du « V » son emblème.

Autres découvertes:

Les photos ci-dessous ont été prises en 2006, lors de la réfection des locaux qui serviront à mon exposition de livres anciens (2012-2014). Les locaux formaient un ancien théâtre dans lequel on pouvait encore en 2006 voir la scène ainsi qu’un écran de cinéma peint en fond de scène. Une douzaine de vieux strapontins en métal et bois des années 30 s’y trouvaient également. Durant le Seconde Guerre Mondiale, ce théâtre qui jouxtait notre ancien presbytère, était vraisemblablement le lieu de représentation cinématographique de propagande allemande. Lorsque nous avons voulu repeindre le mur où étaient projetés les films, notre peinture, en humidifiant le mur, a fait ressortir de part et d’autre de l’écran des légendes écrites en caractères gothiques (Fraktur). Nous avons eu le temps de les prendre en photos car, dès que la peinture fut sèche, ces légendes se sont à nouveau cachées derrière la nouvelle couche que nous venions de déposer.

 

2 3

 » Eine große Zeit will große Herren ».

Une grande époque veut de grands hommes.

15

« Deutschland ist da, wo starke Herren sind. »

L’Allemagne est là où sont les hommes forts.

  6 8

 

 

|