( 24 avril, 2015 )

Oeuvres de Molière par Didot (1791-94)

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Le Moulin de la Courade, d’où provient le papier qui a servi a imprimer cette superbe collection des œuvres de Molière, est une ancienne papeterie du département de la Charente. Il est situé sur la Boëme, affluent de la Charente et dans la commune de La Couronne, au sud-ouest de l’agglomération d’Angoulême. Ce moulin est inscrit aux Monuments historiques depuis 2009.

Dès 1641, un moulin à papier existait à cet emplacement. Le principe était de broyer des chiffons avec de gros maillets en série, les martinets, dans de grosses cuves. A partir de 1740, le moulin fait partie de la manufacture royale d’Angoulême, créée par le négociant parisien Henry, et reste la propriété de la famille Henry jusqu’au 20e siècle. En 1785, le petit-fils de ce négociant, Henry de Villarmain, y installe les premières piles hollandaises de l’Angoumois (nouveau système à base de cylindre en rotation, appelé pile hollandaise, mis au point en 1682 en Angleterre et en Hollande). Son frère, Henry La Courade, exploitant du moulin en 1818, porte le nombre de cuves à quatre. La construction du nouvel atelier de fabrication mécanique date de 1837. En 1904, Henry La Courade transforme l’usine en cartonnerie. Le dernier fabricant, à la fin des années 1970, est Guillaud.

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Les quatre premiers tomes portent la date de 1792. Le cinquième tome celle de 1793 (An II de la république) et le dernier tome, la date de 1794 (an III de la république):

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Dans le tome III, se trouve la pièce de 1666, le Médecin malgré lui.

Petit amusement! L’acte I nous est ici lu par des élèves de 6ème 6 du collège M. Genevoix de Romorantin.

 Scène I :

Gravure de François Chauveau pour la scène VI de l’acte I, lorsque Valère et Lucas rencontre Sganarelle. A noter que sur cette gravure, les deux bâtons qui vont servir à battre Sganarelle, afin qu’il reconnaisse ses « talents » de médecin sont encore au sol, contrairement au frontispice de l’édition originale, ou les deux valets les ont déjà en main.

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scène II: 

scène III:

scène IV: 

scène V :

scène VI:

Quelques gravures de pièces, d’après François Boucher:

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A propos de la comédie: L’équilibre fragile qui s’était instauré entre l’Église et le théâtre est brutalement remis en cause par les jansénistes qui, avec La Fréquente Communion d’Arnauld (voir  XVII e- Jansenisme), puis la polémique de pierre Nicole adoptent une attitude beaucoup plus radicale sur la question. (le traité de la comédie se trouve dans le Tome III des œuvres morales de Nicole)

C’est «l’affaire du Tartuffe» qui permet aux dévots et donc à la puissante Compagnie du Saint-Sacrement de ranimer ce conflit doctrinal ancien qui, avant 1666, n’avait pas encore touché Molière. L’abbé d’Aubignac déplore que «le théâtre se laisse retomber peu à peu à sa vieille corruption, mais il essaie de calmer les esprits en suggérant l’intervention d’une censure susceptible de moraliser la scène. Les dévots ne désarmeront pas : Pascal se dira convaincu que «de tous les divertissements, le plus dangereux est la comédie», et Pierre Nicole accusera le théâtre d’être «un empoisonneur public, non des corps, mais des âmes des fidèles.» Pour lors, le parti des dévots attaque à coups redoublés : Conti, autrefois protecteur de Molière, soudainement revenu à la religion, publie son Traité de la comédie et des spectacles, selon la tradition de l’Église tirée des conciles, et son aumônier, l’abbé de Voisin, rédige ensuite pour sa part une Défense du Traité de Monseigneur le prince de Conti. Bien qu’ils s’en prennent aux comédiens et à divers damaturges, dont Pierre Corneille, ces ouvrages visent essentiellement Molière, écrivain accusé non seulement d’obscénité, depuis la querelle de L’École des femmes, mais surtout d’athéisme et d’ingérence dans les choses de la religion, depuis Dom Juan. Alors que des prédicateurs, comme Bourdaloue ou le père Maimbourg, se déchaînent en chaire contre le dramaturge, il est décevant de constater que ceux qui auraient dû s’allier naturellement à lui pour le soutenir, l’abbé d’Aubignac, Corneille, Racine, l’abandonnent à son triste sort. Molière ne peut que faire remarquer en vain, dans la préface du Tartuffe : «Je ne puis pas nier qu’il n’y ait eu des Pères de l’Église qui ont condamné la comédie; mais on ne peut pas me nier aussi qu’il n’y en ait eu quelques-uns qui l’ont traitée plus doucement.»

 

 

 

 

( 23 avril, 2015 )

Ex-libris des « Secousse »

Secousse est le nom d’une famille dont les membres , au XVIIIème siècle ont exercé les professions de juristes et d’hommes d’église. Les deux Ex-libris suivants appartiennent à deux frères, fils du chevalier Jean-Léonard Secousse (1659-1711), avocat au Parlement. Ces deux Ex-libris sont contrecollés sur les plats de l’édition originale des pensées sur la comète de Pierre Bayle (1683) et de la quatrième édition du même ouvrage, et chez le même éditeur (1704).

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Le premier s’appelle François Robert Secousse (1660-1736). Il était ecclésiastique, docteur en théologie et également curé de la paroisse de Saint-Eustache, à Paris de 1699 à 1729. Son Ex-libris mentionne ses qualités de docteur de la faculté de Paris et de la maison de Navarre. Plusieurs membres de cette famille ont été curé de St Eustache. Il est amusant de penser qu’un homme d’église ait pu « coller » son nom sur un tel ouvrage, précurseur de la pensée des philosophes du XVIIIème siècle. 

Le blason représente un croissant de lune sur un chevron d’argent, accosté de deux étoiles, et accompagné, en pointe, d’une gerbe de blé, le tout d’argent .

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Le frère  de François-Robert, plus célèbre, se nomme Denis-François Secousse (1691- 1754).

Denis-François suivit ses cours d’humanités et de philosophie au Collège de Beauvais, et fut l’élève entre autres de l’auteur Rollin. Il devint avocat au Parlement en 1710 comme l’était son père Jean-Léonard. Il se livra à des recherches historiques et fut reçu à l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1722. Il est chargé par d’Aguesseau de continuer la publication des Ordonnances des rois de France commencée par Eusèbe de Laurière. Il en termine le 2e volume et en fait paraître 6 autres (de 1729 à 1750), mais sans pouvoir la terminer. Il reçut ensuite l’ordre de dresser une chronologie des chartes et diplômes de l’histoire de France. Secousse fut durant plusieurs années censeur royal et termina sa vie avec une complète cécité.

On a de lui les Ordonnances des roys de France de la troisième race,  une Dissertation sur l’expédition d’Alexandre contre les Perses (1729), les Mémoires de Condé ou Recueil pour servir à l’histoire de France (1740), Mémoires de Condé, servant d’éclaircissement et de preuves à l’Histoire de M. de Thou,  (1743), ou encore le Recueil de pièces servant de preuves aux Mémoires sur les troubles excités en France par Charles II, dit le Mauvais (1755)…

( 15 avril, 2015 )

Le « lit de justice »de Louis XV

Le Roi est mort, vive le Roi !

Voici deux rares occasionnels (imprimés pour une occasion) concernant le lit de justice qu’a tenu Louis XV, le 12 septembre 1715 (douze jours après la mort de Louis XIV) qui permettent de revenir sur un fait important du début de règne de Louis XV. D’abord, le mot  »lit de justice » vient du large dais fleurdelisé sur lequel le souverain est assis lors de cette cérémonie.
Louis XIV meurt le 1er septembre 1715 à Versailles. En vertu des principes successoraux du royaume, le pouvoir revient à son arrière-petit-fils, né le 15 février 1710. Le lendemain de la mort de Louis XIV, au cours d’une séance solennelle, le duc d’Orléans obtient du parlement de Paris la renonciation à certaines dispositions du testament et des codicilles de Louis XIV (celui-ci voulait que la première place de la régence revienne au duc du Maine). Le duc d’Orléans, Philippe, reçoit donc une Régence «pleine et entière». Ces modifications sont soumises à la tenue d’un lit de justice, un événement officiel qui se déroule le 12 septembre 1715 dans la Grand’Chambre du parlement de Paris, l’institution gardienne des lois fondamentales qui structurent le royaume. Le roi arrive donc en début d’après midi sur les lieux (
lire le premier occasionnel)

Dans cette salle, l’ordre des places  de chacun est organisé, ainsi, le duc d’Orléans et les princes de sang sont assis immédiatement à droite du souverain. Comme beaucoup d’autres personnages, ils portent l’insigne et le cordon bleu de l’ordre du Saint-Esprit, l’ordre de chevalerie le plus prestigieux de la monarchie.Les ducs et pairs laïcs sont assis devant les princes de sang. Au premier rang, en robe noire, les maîtres des requêtes, les conseillers de la Grand’Chambre et les présidents des enquêtes et requêtes. Les ducs et pairs ecclésiastiques sont à la gauche du souverain, derrière les maréchaux de France et les capitaines de la Maison du Roi… (lire le second occasionnel)

Cette cérémonie a une importance capitale car elle expose la puissance de la Majesté royale autour du principe de la continuité dynastique, et forme avec la cérémonie du Sacre, l’événement le plus important du début de règne.

L’Entrée du roi:

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Ordre des places:

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( 7 avril, 2015 )

Chronologie des temps antiques par Mr Delaborde- 1788

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Lettre XXIII d’ Elie Fréron dans son Année littéraire (1789) à propos de l’Essai sur l’histoire chronologique .

« Quel ouvrage que celui ou l’auteur essaye de lever en quelque sorte les difficultés de la chronologie, et de chercher à tellement combiner les événements, qu’ils puissent s’accorder ! Quelle érudition et quelle patience n’exige-t-il pas, mais aussi qu’il est doux d’en jouir à tous ceux que les épines de la chronologie ont repoussés jusqu’à présent de l’étude méthodique de l’histoire ! Tel est le but de l’ouvrage de M. de Laborde, et l’idée seule de cette entreprise a des droits à la reconnaissance publique. Quand vous aurez parcouru cet ouvrage avec quelque attention, vous verrez, Monsieur, que l’auteur mérite encore d’autres éloges.

Les travaux immenses des plus grands chronologistes, tels que Jules l’Africain, Denis le petit, Eusèbe, St Cyrille, Bède, Scaliger, le P. Petau, etc… n’ont pu dépouiller cette science de son obscurité. Fontenelle avait raison de comparer les premiers temps de la chronologie à un vaste palais en ruine, dont les débris sont entassés pêle-mêle, et dont la plupart des matériaux ont disparu…

Aidé de ces vues lumineuses qui éclairent la nuit profonde de la chronologie ancienne, M de Laborde nous offre le tableau chronologique de plus de 80 peuples de l’antiquité et un précis de l’histoire de leurs rois. Il y avait longtemps que je n’avais été aussi vivement intéressé par un ouvrage de cette nature et j’ose croire que ceux qui le consulteront, seront tous étonnés qu’on ait pu y mettre autant de clarté. Vous sentez bien, Monsieur, qu’un pareil livre n’est  pas susceptible d’extrait ; mais ce que je vous en ai dit, suffit pour vous en donner l’idée, et justifier les éloges que j’en fais…

Ne croyez pas que m de Laborde, se contentant d’être clair et précis, ait donné à son ouvrage une sécheresse qui en paraissait inséparable. Chacun de ses articles offre un abrégé fort agréable à lire de l’histoire des rois ou des grands hommes, et des pays dont il est question. Je vous invite a lire les articles Athènes, Lacédémone, Macédoine, Ionie, Crète, Corinthe, etc… et vous vous convaincrez qu’ils renferment tout ce qu’on peut désirer dans un livre d’histoire élémentaire.

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( 2 avril, 2015 )

Double Matthieu Laensberg pour 1835

 Gravures sur bois pour cet Almanach Lillois:

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Représentations de deux cathédrales:

 

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Quelques inventions nouvelles…ou presque:

 

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Remède contre une maladie qui a fait des ravages à cette époque:

 

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( 1 avril, 2015 )

Un maître écrivain: Guillaume Montfort

Ce livre est celui d’un maître écrivain du 18ème siècle, Guillaume Montfort, et s’intitule principes d’écriture (vers 1798).

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Sous l’Ancien Régime, un maître écrivain faisait son métier de bien écrire. Et certains maîtres écrivains ont fait imprimé des livres de belle écriture. C’est le cas de Guillaume Montfort, né en 1759 à Montfort-l’Amaury, et reçu maître en 1779. Il est expert-vérificateur et s’associe à plusieurs académies scientifiques ou artistiques, qui fleurissaient à cette époque. Vers 1800 il fut professeur au Prytanée de Paris, puis Professeur à l’Institut des boursiers de Paris et vérificateur d’écritures (vers 1804). Ce livre, In folio en 20 planches, commence par les rudiments de l’art de bien écrire (tenue de plume, position au bureau…) et donne des exemples et des exercices d’écriture. Les textes empruntés pour les exemples sont parfois tirés des grands textes de la révolution (déclaration des droits de l’homme…)

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( 27 mars, 2015 )

Entre les pages…

Glissée entre les pages de l’Encyclopédie, une lettre, qui servait certainement de marque page improvisé, me réserve son lot de surprises et d’interrogations.

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-le texte:

Paris, ce 15 Février 1780.

Recevez ma reconnaissance, Monsieur, des marques de souvenir que vous de(sic, me) donnez, dans les tristes circonstances de la perte que je viens de faire. La mémoire de Monsieur Bastard, mon beau père, me fera toujours chère, et j’ai voué les même sentiments à tous ceux qui comme vous, Monsieur, lui étaient attachés par le lien du sang et de l’affection; je vous prie d’en être persuadé, ainsi que du sincère attachement avec lequel j’ai l’honneur d’être.   Monsieur

Votre très humble et très obeissant serviteur, Devergennes, m(aî)tre des requêtes

M(onsieur) Le M(ar)quis de Laizer- Issoire.

-Le sujet: Cette lettre de Gravier de Vergennes est adressée au marquis de Laizer en remerciement d’une lettre de condoléance pour la mort du beau père de De Vergennes. En fouillant un peu, il s’avère que ce Charles Gravier de Vergennes est intendant et directeur des vingtièmes (impôt direct), et surtout neveu de Charles de Vergennes, célèbre ministre de Louis XVI. Mais surtout, il est le père de Madame de Rémusat, célèbre femme de lettre du début du XIXème siècle.

Madame de Rémusat, de son vrai nom,Claire Élisabeth Jeanne Gravier de Vergennes, comtesse de Rémusat, est née le 5 Janvier 1780 et fille d’ Adélaïde de Bastard, elle même fille du dénommé Bastard dont le nom figure dans la lettre.

La lettre est adressée au marquis de Laizer, propriétaire de l’exemplaire de l’Encyclopédie dans laquelle j’ai trouvé cette lettre. L’ex-libris est présent sur chacun des volumes:

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De la famille de Laizer, derniers habitants du château de Montaigut-le-blanc (à quelques kms d’Issoire) je n’ai retrouvé qu’une Alexandrine (Marie Catherine Charlotte Jeanne) de LAIZER (1780-1825) susceptible de correspondre à l’Ex-libris. Cette alexandrine est fille de Louis Gilbert de LAIZER (1756-1808), célèbre naturaliste et collectionneur réputé de minéraux, et petite fille de Jean Charles de LAIZER (1734-?). En 1775, ce Jean Charles de Laizer habite le château de Montaigut, et son fils, Louis-Gilbert, en fait même un lieu de rassemblement de savants. Il n’est donc pas étonnant de trouver un exemplaire de l’Encyclopédie en ces lieux!

-Le filigrane du papier :

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 » VAN DER LEY « , papetier hollandais

 

( 26 mars, 2015 )

Les saisons (1796)

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Voici un auteur, Saint-Lambert oublié, mais pour lequel Voltaire avait une grande admiration et une estime comme poète. C’est pour cette raison que Voltaire fut l’un de ses partisans lorsque Saint-Lambert se présenta à l’académie française. Pour preuve de cette admiration, nous trouvons dans le Tome 13 de la correspondance générale de Voltaire (ou Tome 80 de l’édition de Kehl) deux lettres élogieuses que Voltaire envoie à l’auteur des Saisons, après qu’il eu reçu et lu le livre de Saint-Lambert. Voici  la première lettre:

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Les quatre gravures illustrant les quatre saisons (printemps…) pour l’édition grand In quarto de 1796, chez Pierre Didot l’ainé. Celle-ci sont dessinées par Chaudet et gravées par Morel:

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Les débuts de chaque partie du poème:

 

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( 8 mars, 2015 )

Histoire du camp américain de Gièvres (41)

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Le 6 avril 1917, les Etats-Unis entrent en guerre contre l’Allemagne. C’est un pays peu préparé à la guerre qui, en l’absence de service militaire, ne compte que 200 000 soldats volontaires.

Une mobilisation gigantesque commence alors : il faut recruter, former au combat, transporter et ravitailler en Europe un corps expéditionnaire de plus en plus important. Cette organisation démesurée va s’appuyer sur des camps , des ports et des gares construits en France par les Américains. Ce livre de l’abbé Chauveau, imprimé à Nantes en 1923,  raconte l’histoire d’un de ces camps, dans le centre de la France, celui de Gièvres. L’intérêt typographique de l’ouvrage réside dans ses bois de différentes tailles, signés J.M. (?), mais superbement exécutés.  Chaque chapitre commence par un bandeau historié. On remarquera particulièrement le bois du château de Chenonceau. Voici la série:

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Album : camp

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( 6 mars, 2015 )

on n’a rien inventé!

400 ans séparent ces deux lettrines à fond noir! La technique est la même, la gravure sur bois. Les parties noires sont encrées lors de l’impression, donc en relief dans la matrice de l’artiste, et les parties blanches ne le sont pas, donc réalisées en creux. Simple, mais efficace et toujours très harmonieux.

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