( 27 janvier, 2015 )

Portraits des rois de France.Vers 1839. Gravures sur bois

Jusqu’au milieu du  19ème siècle, la bibliothèque bleue connaît un succès très important, et les ouvrages d’information forment à peu près un petit tiers de la production totale, après les ouvrages religieux et ceux de littérature ou de fiction. Cet exemple d’ouvrage « compilateur » d’informations très diverses, historiques, médicales, géographiques, politiques, économiques… nous montre ainsi une série de portraits des rois de France, de Pharamond à Louis-Philippe. Cet exemplaire est imprimé à Limoges chez F. Chapoulaud.

IMGP7820

Les portraits sont assez stéréotypés , figés depuis le début du 16ème siècle, et il suffit de comparer les portraits (en premier celui de Pharamond) avec les gravures sur bois des Anciennes et modernes généalogies (1527) pour s’en convaincre.

dsc04306.jpg IMGP7821

dsc04307.jpg

dsc04308.jpgdsc04309.jpgdsc04310.jpgdsc04311.jpgdsc04312.jpgdsc04313.jpgdsc04314.jpgdsc04316.jpgdsc04317.jpgdsc04318.jpgdsc04319.jpgdsc04320.jpgdsc04321.jpgdsc04322.jpgdsc04323.jpg

 

 

 

( 26 janvier, 2015 )

Serie 2 des rois de France.1839

dsc04324.jpgdsc04325.jpgdsc04326.jpgdsc04327.jpgdsc04328.jpgdsc04329.jpgdsc04330.jpgdsc04331.jpgdsc04332.jpgdsc04333.jpgdsc04334.jpgdsc04335.jpgdsc04336.jpgdsc04337.jpgdsc04338.jpgdsc04339.jpg

( 24 janvier, 2015 )

Serie 3 des rois de Frances. 1839

dsc04340.jpgdsc04341.jpgdsc04342.jpgdsc04343.jpgdsc04344.jpgdsc04345.jpgdsc04346.jpgdsc04347.jpgdsc04348.jpgdsc04349.jpgdsc04350.jpgdsc04351.jpgdsc04352.jpgdsc04353.jpgdsc04354.jpgdsc04355.jpg

( 23 janvier, 2015 )

Serie 4 rois de France. 1839. gravures sur bois

dsc04356.jpgdsc04357.jpgdsc04358.jpgdsc04359.jpgdsc04360.jpgdsc04361.jpgdsc04362.jpgdsc04363.jpgdsc04364.jpgdsc04365.jpgdsc04366.jpgdsc04368.jpgdsc04369.jpgdsc04370.jpgdsc04371.jpgdsc04372.jpg

( 22 janvier, 2015 )

Serie 5 des rois de France. 1839

dsc04373.jpgdsc04374.jpgdsc04375.jpgdsc04376.jpgdsc04377.jpgdsc04378.jpg

( 20 janvier, 2015 )

Edition de La Ligue (1723) du jeune Voltaire

En 1722, le jeune Voltaire inséra un projet de souscription dans la Gazette de Hollande portant sur l’ édition d’un poeme épique intitulé Henri IV, ou la Ligue, qui devait former un volume in-quarto sur grand papier royal et être ornée de 12 gravures faites sous les yeux de l’auteur. Le libraire chargé de l’impression, Charles Le Viers, avait ses ateliers dans la ville de La Haye.

Compte tenu du sujet, Voltaire se proposait d’offrir au jeune Louis XV la dédicace de son œuvre, comme cela se faisait souvent à cette époque. Mais un refus catégorique du régent (au nom du roi de France) vint déranger ses projets.

La censure qui avait, de plus, remarqué dans le poème plus d’un endroit contenant des propositions mal sonnantes et sentant l’hérésie, exigeait des suppressions auxquelles, apparemment, l’auteur ne crut pouvoir consentir. Voltaire voyant que son poème ne serait pas débité en France, le contrat avec Le Viers fut rompu et les souscripteurs remboursés.

Il décida alors de le faire imprimer sans approbation ni privilège à Rouen par Viret. Il s’agit de l’édition qui fut publiée en 1723 sous le titre la Ligue ou Henry le grand, poème épique  (avec la fausse adresse de Genève), chez Mokpap (Pour l’imprimeur Viret), in 8 de 231 pages (cet exemplaire). Ce poème a neuf chants (Dix pour l’édition Londonienne de 1728) et a quelques lacunes, remplies par des points ou des étoiles. Il en existe une contrefaçon, portant la même adresse et la même date, c’est un in 8 de 216 pages.

IMGP7831 IMGP7842 IMGP7845

avertissement:

IMGP7832 IMGP7833 IMGP7834IMGP7835 IMGP7836IMGP7837

Cinq ans plus tard, Voltaire, se trouvant en Angleterre, essuya une terrible banqueroute. Lorsqu’il l’apprit, le roi Louis XV, devenu majeur et père de famille, lui fit envoyer deux mille écus et tout Londres se pressa pour faire imprimer, par souscription, une édition de la Henriade, ce qui fut fait et rendit par la générosité de la nation anglaise sa fortune à l’auteur ce qui explique entre autres son anglomanie1. Puisque Louis XV avait refusé la dédicace, Voltaire, vu les circonstances, en fit alors l’honneur à la reine Élisabeth.

Voltaire parle de sa « ligue » dans ses lettres:

 

 bandeaux des différents chants:

IMGP7838 IMGP7839 IMGP7840 IMGP7841

IMGP7843 IMGP7844

 

IMGP7846 IMGP7847 IMGP7848 IMGP7849

Origine du pseudo « Voltaire » : Il s’agit de l’anagramme de son vrai nom Arouet L(e) J(eune), sous la forme latine AROVETLI (V pour U et I pour J). Son père, François Arouet obtient une charge de notaire au Châtelet en 1675, lui assurant ainsi l’accès à la petite noblesse de robe. Voltaire prend ce pseudo en 1717 après son embastillement. Il s’agit en 1723, date de ce livre, d’une des premières fois où il utilise son pseudonyme augmenté de la particule noble « de Voltaire ». En 1719, sa pièce œdipe portait déjà ce nom. Son Ode à sainte Geneviève et ses premières pièces satyriques contre le régent notamment sont signées Arouet.

( 10 janvier, 2015 )

L’ affaire Calas et le traité de la tolérance

« Depuis les attentats, il y a une semaine, Le traité sur la tolérance que Voltaire a publié en 1763, est en tête des ventes dans les librairies et sur les sites de vente en ligne… Rien que chez Folio, 120.000 exemplaires du Traité de la tolérance ont été vendus ces derniers jours, idem chez  Flammarion ou J’ai lu. »  Source France Inter (jeudi matin).

Voici l’occasion de revenir sur l’affaire qui l’a incité à faire imprimé un tel livre. 

La préface historique de cette pièce de théâtre de Jean Louis Laya intitulée Jean Calas et imprimée à Toulouse (lieu de l’affaire) nous donne les renseignements clés de l’histoire.

IMGP0727 IMGP7752

Le 10 mars 1762, Jean Calas, accusé d’avoir assassiné son fils était roué en place publique. L’affaire Calas, dénoncée par Voltaire comme le symbole du fanatisme et de l’intolérance religieuse bouleversait la vie toulousaine.

Le soir du 13 Octobre, à 22 heures, le jeune Marc Antoine-Calas, 28 ans, est découvert mort  pendu à une porte, dans le magasin de ses parents, marchands au 16 de la rue des Filatiers, au cœur de la ville de Toulouse et de confession protestante.

Le capitoul du quartier, David de Beaudrigue, est chargé de l’affaire. Pour ce catholique fervent, la solution est toute trouvée. Marc-Antoine était désireux de se convertir au catholicisme et le coupable est tout désigné : le père n’aurait pas supporté le projet de conversion de son fils et l’aurait donc assassiné.

Bien que ne reposant sur aucune preuve, l’affirmation du capitoul apparaît comme particulièrement séduisante en cette période de reconquête des âmes par les catholiques. Elle est immédiatement acceptée.

A la suite d’un procès perdu d’avance, le 9 mars 1762, sera rendu un verdict sans surprise. Le lendemain, Jean Calas subit le terrible supplice de la roue sur l’actuelle place Saint-Georges. Il met des heures à mourir avant que le bourreau ne l’étrangle.

En avril 1763, Antoine Louis (chirurgien légiste de renom) présente un Mémoire sur une question anatomique relative à la jurisprudence, dans lequel on établit les principes pour distinguer à l’inspection d’un corps trouvé pendu le signe du suicide d’avec ceux de l’assassinat et prouve que les pendus ne meurent pas faute de respiration, mais par la compression asphyxiante des veines jugulaires, expliquant ainsi que Marc-Antoine ait pu se suicider en fixant la corde au bouton de la porte alors que ses pieds touchaient terre.

 

 Voltaire entame, à la demande de la famille, une véritable campagne d’opinion et parvient à arracher la réhabilitation de Calas le 9 mars 1765, soit trois an après la mort de jean Calas.La seule arme de Voltaire aura été sa plume. Et sa raison. En 1763, il  publie donc son « Traité de la tolérance », suite a cette affaire, dans lequel il jette les bases de la lutte contre l’obscurantisme et le fanatisme. 

Le traité sur la tolérance fait partie, dans l’édition de Kehl(celle éditée par Beaumarchais) du Tome 35, intitulé politique et législation. Voici le récit complet des faits, début du livre:

PLAISIR DE LIRE :   

calas
Album : calas

18 images
Voir l'album

 

-Petit enregistrement sur l’intolérance:

Quelques phrases célèbres que nous pouvons retrouver dans son ouvrage et :

« La superstition est à la religion ce que l’astrologie est à l’astronomie, la fille très folle d’une mère très sage. Ces deux filles ont longtemps subjugué toute la terre. »

« Puissent tous les hommes se souvenir qu’ils sont frères! »

« Nous avons assez de religion pour haïr et persécuter, et nous n’en avons pas assez pour aimer et pour secourir. »

« De toutes les superstitions, la plus dangereuse, n’est-ce pas celle de haïr son prochain pour ses opinions? »

« Si vous voulez qu’on tolère ici votre doctrine, commencez par n’être ni intolérants ni intolérables. »

 « La tolérance n’a jamais excité de guerre civile ; l’intolérance a couvert la terre de carnage »

 

( 7 janvier, 2015 )

Les amours pastorales de daphnis et Chloé

Il y a peu de temps, j’achetais un exemplaire des Amours pastorales de Daphnis et Chloé, traduit du grec de Longus  en français par  Jacques Amyot (1559) et imprimé en 1796 à Paris. Le texte imprimé est assez bien réalisé, soigné,  mais mon exemplaire ne comportait pas les fameuses gravures du régent de France (Philippe d’Orléans), réalisées pour l’édition de 1718 et à nouveau reproduites dans cette édition de la fin du 18ème siècle.

J’ai acquis à peu de frais l’édition de 1947 reproduisant sur beau papier vélin ces gravures, je les ai déreliées puis réintégrées dans la reliure. Le résultat est très satisfaisant, d’autant que les deux papiers (1796 et 1947) ont exactement  la même teinte de couleur.

Je pense qu’on se demandera, dans une centaine d’année, l’origine de cet exemplaire pour le moins composite.

IMGP7723

IMGP7679 IMGP7680 IMGP7681

 

IMGP7689 IMGP7691 IMGP7692 IMGP7693 IMGP7694 IMGP7695 IMGP7696 IMGP7697 IMGP7698 IMGP7699 IMGP7700 IMGP7701 IMGP7702 IMGP7703 IMGP7704 IMGP7705 IMGP7706 IMGP7707 IMGP7708 IMGP7709 IMGP7710 IMGP7711 IMGP7712 IMGP7713 IMGP7714 IMGP7715 IMGP7716 IMGP7717 IMGP7718 IMGP7719

( 7 janvier, 2015 )

Les fables d’Esope

Ésope est un écrivain grec à qui on attribue la paternité des fables de ce livre. Il laisse cent vingt-sept fables en prose que reprend en partie, au 17ème  siècle, Jean de La Fontaine en les adaptant en vers. La Fontaine utilise une des premières traductions françaises faite par Isaac Nevelet en 1610.

Jean de La Fontaine, dont nombre des fables sont des retranscriptions des fables d’Ésope, lui rend hommage:

 À Mon seigneur le Dauphin 

Je chante les héros dont Ésope est le père,

Troupe de qui l’histoire, encore que mensongère,

Contient des vérités qui servent de leçons.

Tout parle en mon ouvrage, et même les poissons :

Ce qu’ils disent s’adresse à tous tant que nous sommes ;

Je me sers d’animaux pour instruire les hommes.

 

Les fables de ce recueil imprimé en 1803 sont précédées de Quatrains rédigés par Isaac de Benserade (1612-1691), écrivain et dramaturge français. C’est en 1678 qu’il publie les Fables d’Ésope en quatrains.

Les illustrations de ce livre sont des gravures sur bois assez semblables à celles des fables de La Fontaine de l’édition des libraires associés de 1799. 

 

IMGP7634 IMGP7678 IMGP7677 IMGP7676 IMGP7675 IMGP7673 IMGP7672 IMGP7671 IMGP7670 IMGP7669 IMGP7668 IMGP7667 IMGP7666 IMGP7665 IMGP7664 IMGP7663 IMGP7662 IMGP7661 IMGP7660 IMGP7659 IMGP7658 IMGP7657 IMGP7656 IMGP7655 IMGP7654 IMGP7653 IMGP7652 IMGP7651 IMGP7650 IMGP7649 IMGP7648 IMGP7647 IMGP7646 IMGP7645 IMGP7644 IMGP7643 IMGP7642 IMGP7641 IMGP7640 IMGP7639 IMGP7638 IMGP7637

( 2 janvier, 2015 )

Le vrai double Matthieu Laensberg- 1843

IMGP9010 IMGP9011

Le port de Hambourg:

IMGP9012

La mort du duc d’Orléans:

 

IMGP9013 IMGP9014

Illustration pour une chanson. Ces almanachs en contenaient beaucoup:

 

IMGP9015

123456...34
« Page Précédente  Page Suivante »
|