( 25 décembre, 2014 )

Fables d’Esope

Ésope est un écrivain grec à qui on attribue la paternité des fables de ce livre. Il laisse cent vingt-sept fables en prose que reprend en partie, au 17ème  siècle, Jean de La Fontaine en les adaptant en vers. La Fontaine utilise une des premières traductions françaises faite par Isaac Nevelet en 1610.

Jean de La Fontaine, dont nombre des fables sont des retranscriptions des fables d’Ésope, lui rend hommage:

 À Mon seigneur le Dauphin 

Je chante les héros dont Ésope est le père,

Troupe de qui l’histoire, encore que mensongère,

Contient des vérités qui servent de leçons.

Tout parle en mon ouvrage, et même les poissons :

Ce qu’ils disent s’adresse à tous tant que nous sommes ;

Je me sers d’animaux pour instruire les hommes.

 

Les fables de ce recueil imprimé en 1803 sont précédées de Quatrains rédigés par Isaac de Benserade (1612-1691), écrivain et dramaturge français. C’est en 1678 qu’il publie les Fables d’Ésope en quatrains.

Les illustrations de ce livre sont des gravures sur bois assez semblables à celles des fables de La Fontaine de l’édition des libraires associés de 1799. 

Je mettrais dans quelques jours certaines gravures des fables d’Esope en comparaison avec celles de La Fontaine. A suivre…

804915410_o 804915412_o 804915446_o 804915448_o 804915450_o 804915452_o 804915454_o 804915456_o 804915458_o 804915459_o 804915460_o 804915462_o 804915464_o 804915468_o 804915614_o 804915615_o 804915617_o 804915619_o 804915621_o 804915622_o 804915625_o

( 25 décembre, 2014 )

L’ange conducteur dans la dévotion chrétienne

IMGP7590 IMGP7591 IMGP7592 IMGP7593 IMGP7594 IMGP7595 IMGP7596 IMGP7597 IMGP7598

 

Les fermoirs en argent de la reliure: 

IMGP7583 IMGP7584 IMGP7585 IMGP7586 IMGP7587 IMGP7588 IMGP7589

( 16 décembre, 2014 )

Les richesses de l’agriculture

IMGP7306

 

Après une première carrière de médecin chirurgien, François Quesnay se tourne dans les années 1750 vers l’économie. Il forme l’école des Physiocrates ou Economistes dans laquelle le rejoignent des personnalités comme Mirabeau (le père) ou encore Pierre Samuel du Pont de Nemours. Ses principaux écrits sur l’économie sont d’abord des articles de l’Encyclopédie (Fermiers, Grains,  Hommes), puis des livres intitulés Le Tableau économique (1758), Maximes générales du gouvernement économique d’un royaume agricole (1758) ou ce rare Essai sur l’administration des terres de 1759.

Préface de l’ouvrage:  

quesnay
Album : quesnay

7 images
Voir l'album

La thèse principale de Quesnay est que seule l’agriculture est productrice de richesses nouvelles, richesses qui sont ensuite réparties entre les différents groupes sociaux et qui, en circulant, permettent à ces derniers de vivre. Ces richesses se diffusent dans l’ensemble des classes de la société par le biais des dépenses des agriculteurs et des prélèvements effectués par les propriétaires de la terre, par le souverain et par les bénéficiaires de la dîme. Ces prélèvements, à leur tour, sont dépensés notamment en commandes auprès d’artisans et de commerçants… La thèse est évidemment fausse, mais, à l’époque, dans une société où la population active était agricole aux neuf dixièmes, elle n’était pas absurde… Quesnay en tira une conséquence subversive : si les agriculteurs sont les seuls vrais producteurs de richesses, les prélèvements – notamment fiscaux, mais aussi la rente du sol versée aux propriétaires fonciers – qui pèsent sur eux risquent de les décourager ou de les assommer dès lors qu’ils deviennent excessifs : leur rôle est de permettre que la puissance productive du sol alimente d’autres activités de transformation, mais il faut veiller à ce que, sous prétexte de financer le train de vie des puissants, ils n’étouffent pas la poule aux ?oeufs d’or. Quesnay suggère donc que la richesse et la puissance de la nation ne dépendent pas de celles du souverain (et de la classe dominante qui l’entoure), mais de la capacité des producteurs à produire et à vendre sans entrave : c’est le premier économiste de l’offre, dirions-nous aujourd’hui. Dans sa lignée, Vincent de Gournay sera d’ailleurs l’auteur de la maxime qui résume le mieux la pensée libérale : « Laissez faire, laissez passer. »

 Alternatives Economiques Poche n° 21 – novembre 2005

( 12 décembre, 2014 )

Crébillon imprimé au Louvre

IMGP7296

IMGP5423

 

Première édition des oeuvres complètes de Crébillon père. La seule pièce que le dramaturge produisit après cette édition de 1750, fut le Triumvirat, jouée pour la première fois en 1754. Elle a été ajoutée à certains exemplaires, comme celui-ci, et réunit ainsi l’intégralité des tragédies de Crébillon :Idoménée, Atrée & Thyeste, Électre, Rhadamisthe & Zénobie dans le Tome I, et Sémiramis, Pyrrhus, Catilina, Xerxès et le Discours Académiques dans le Tome II, suivi du triumvirat

IMGP7297 IMGP7298 IMGP7299 IMGP7301 IMGP7302 IMGP7303 IMGP7304 IMGP7305

 

A propos du Louvre: L’imprimerie avait acquis une telle importance au 16ème s que beaucoup de grands seigneurs avaient fait monter chez eux un établissement typographique pour occuper leurs loisirs et imprimer leurs œuvres (on pense à Philippe de Mornay, au duc de Sully ou encore à Agrippa d’Aubigné). Louis XIII, suivant ces exemples, fit monter un petit atelier vers 1620 au Louvre, dans le haut du pavillon de la reine.

Le cardinal de Richelieu, à la demande du roi, résolut de fonder une imprimerie royale, destinée « à donner au public les ouvrages des bons auteurs, en caractères dignes de leurs travaux ».

Au mois de Novembre 1640, l’atelier est déjà  installé au Louvre. Les premiers caractères dont se servit l’imprimerie royale sont ceux de Garamond, célèbre graveur du 16ème siècle . Une ordonnance de 15 avril 1641 nous fait connaître le nom des premiers fournisseurs de papier : Ferrier et Danvilliers, papetiers d’Auvergne. Le premier livre sorti des presses est l’imitation de Jésus Christ, en format In Folio et en latin.

En 1750, date de l’impression de ce livre de Crébillon père, le directeur de l’imprimerie royale est Anisson, jacques-Louis-Laurent, surnommé Duperon, frère de son prédécesseur, et père de son successeur. Il a obtenu la survivance de son frère vers 1735, et s’en démit en 1760. 1750 est également pour l’imprimerie royale le début de l’impression de l’histoire naturelle de Buffon (Les trois premiers volumes dès 1749). En 1792, l’Imprimerie nationale (nous sommes sous la révolution) quitte le Louvre, lieu qu’elle occupait depuis 152 ans.

( 12 décembre, 2014 )

Le roman comique

IMGP8822 IMGP7246

Le Roman comique est un roman de Paul Scarron dont la première partie fut publiée en 1651 et la seconde en 1657. Le roman débute par l’arrivée d’une troupe de comédiens au Mans et raconte leurs aventures rocambolesques dans la ville et aux environs. L’œuvre constitue un témoignage pittoresque des mœurs de l’époque, ainsi que l’organisation d’une troupe de théâtre. On y découvre ainsi le choix des pièces jouées, l’engouement du peuple pour ces représentants des arts ainsi que des conditions de vie que nécessitait le voyage de la troupe. Le Capitaine Fracasse, de Théophile Gautier (1863), est inspiré du Roman comique

IMGP7247 IMGP7248 IMGP7249 IMGP7250

Autre exemplaire de la seconde partie (1707):

IMGP8824

Troisième partie de A.Offray (1730):

IMGP8826 IMGP8827 IMGP8828

 

 

 

 

( 12 décembre, 2014 )

Ornements typographiques de l’édition des fables de 1799

Important ensemble d’ornements gravés sur bois pour l’édition de 1799 des fables de La Fontaine, chez les libraires associés :

IMGP7251 IMGP7252 IMGP7253 IMGP7254 IMGP7255 IMGP7257 IMGP7258 IMGP7259 IMGP7260 IMGP7261 IMGP7262 IMGP7263 IMGP7264 IMGP7265 IMGP7266 IMGP7267 IMGP7268 IMGP7269 IMGP7270 IMGP7271 IMGP7272 IMGP7273 IMGP7274 IMGP7275 IMGP7276 IMGP7278 IMGP7279 IMGP7280 IMGP7281 IMGP7282 IMGP7283 IMGP7284 IMGP7285 IMGP7286 IMGP7287 IMGP7288 IMGP7289 IMGP7290 IMGP7291 IMGP7292 IMGP7293 IMGP7294

( 5 décembre, 2014 )

Gravures sur bois pour la Fontaine

Cette édition des fables de la Fontaine, imprimée en 1799 à Paris, contient des gravures sur bois d’un style assez naïf. Voici une sélection de 60 gravures sur les quelques 250 que comporte cette édition. A noter que plusieurs artistes ont certainement réalisés les bois de cette série. En effet, plusieurs styles sont repérables (au livre VIII, les gravures sont assez minimalistes, presque de simples dessins). Je place a la suite de certaines gravures les illustrations de François Chauveau, premier illustrateur de La Fontaine (dès 1668) de Oudry (illustrateur 18ème s). L’artiste qui a dessiné cette série s’est parfois inspiré très fortement des dessins de Chauveau et plus rarement de Oudry.

2 3

IMGP7169   IMGP7170 IMGP7171 IMGP7172 IMGP7173 IMGP7174 IMGP7175 IMGP7176 IMGP7177  IMGP7178 IMGP7179 IMGP7180 IMGP7181 IMGP7182 400px-Chauveau_-_Fables_de_La_Fontaine_-_01-22

Illustration de Chauveau

IMGP7183 IMGP7184 IMGP7185 IMGP7186 IMGP7187 IMGP7188 IMGP7189 astrol 

Illustration d’Oudry

IMGP7190 IMGP7191 IMGP7192 IMGP7193 _Fontaine

Illustration de Chauveau

IMGP7194 loup et cig09

Illustration de Chauveau

IMGP7195 IMGP7196 IMGP7197 IMGP7198 IMGP7199 IMGP7200

avare qui

Illustration de Chauveau

IMGP7201  

alouette t

 

Illustration de Chauveau

IMGP7202

bucheron

 

Illustration de Chauveau

IMGP7203

le pott

 

Illustration de Chauveau

IMGP7204 IMGP7205 IMGP7206 IMGP7207 IMGP7208 IMGP7209 IMGP7210 IMGP7211 IMGP7212 IMGP7213 IMGP7214 IMGP7215 IMGP7216 IMGP7217 IMGP7218 IMGP7219 IMGP7220

cierge2

Illustration de Chauveau pour la première édition des Fables  (1668).Gravure sur cuivreIMGP7221 IMGP7222 IMGP7223 

la tortue

 

Illustration de Chauveau

IMGP7224 IMGP7225 IMGP7226 IMGP7227 IMGP7228

 

 

 

( 5 décembre, 2014 )

jeu de bois réutilisé

Le jeu de bois de l’édition de 1799 (libraires associés) a été réutilisé en 1814 par les frères deckherr:

https://bibliomab.wordpress.com/2012/12/21/73-gravures-sur-bois-pour-illustrer-les-fables-desope-une-impression-populaire-dediee-a-la-jeunesse/

 

Seuls 73 bois sont réutilisés pour une édition d’Esope.

( 3 décembre, 2014 )

Vrai double Matthieu Laensberg- 1846

IMGP9017 IMGP9018 IMGP9019 IMGP9020 IMGP9021 IMGP9022  IMGP9023

( 2 décembre, 2014 )

Les embarras de Paris par Nicolas Boileau (satyre VI)

Ce poème présente le poète confronté aux bruits incessants de la foule et aux encombrements de la ville. Il fait l’observation satirique de la vie parisienne. Au 17ème  siècle, la ville de Paris voit exploser sa démographie et les transports se multiplier.

les embarras de Paris- Boileau
Album : les embarras de Paris- Boileau

7 images
Voir l'album
1...34567...34
« Page Précédente  Page Suivante »
|