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( 5 mars, 2015 )

Des gravures retouchées

Les Augustes représentations des rois de France du graveur L’Armessin nous offre une série de 65 portraits des rois de France, de Pharamond (roi légendaire) à Louis XV, donc du 5ème siècle au 18ème siècle. L’édition de 1688,  donne  sur la page de titre l’adresse suivante: A Paris, chez N de Larmessin,rue St Jacques, à la pomme d’or, proche Saint-Severin.

Les gravures de l’édition de 1714 reprennent les même gravures, mais retouchées au burin, rajeunies, par un artiste autre que L’Armessin (car mort en 1695). L’Encyclopédie Diderot et d’Alembert précise que « la différence de la retouche entre la gravure en bois et celle en cuivre, c’est que dans cette dernière, retoucher une planche, c’est lorsqu’elle est usée repasser le burin dans tous les traits… ».  

L’adresse en bas de feuille a également été retouchée, afin de faire connaître le nouvel éditeur, la veuve Hurand (ou de F. Hurand), rue St Jacques (sans autre mention du lieu). Le début de l’adresse « A Paris, chez » a été gardé sur la page de titre et sur les gravures. La 65ème gravure, celle de Louis XV, n’existait pas dans les éditions antérieures (1679 ou 1688) et comporte une adresse non retouchée.

Les marques des anciennes adresses (Larmessin)  effacées des cuivres par grattage restent visibles sous la nouvelle adresse. Le résultat n’etant pas toujours très propre. En page de titre, la date de 1688 a été grattée et remplacée par 1714. La mention « En 65 portraits  » a été ajoutée également de part et d’autre du fleuron de titre.

Je vous propose d’abord un petit enregistrement, un extrait de l’œuvre du graveur  Papillon, concernant cette pratique de retouche des gravures.

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Bas de la page de titre de l’édition de 1688:

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Bas de la page de titre de l’édition de 1714, avec les restes de l’édition de 1688 . On voit très bien les restes de l’ancienne adresse:

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Adresse retouchée en bas d’une gravure:

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Exemples de retouche des gravures, deux comparaisons de la gravure n°16 (Clovis II).

Le but est de permettre de réutiliser une série de gravures usées, en les retouchant au burin ou à la pointe sèche .

35 années séparent l’utilisation de cette même série de gravures:

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La gravure 1 est tirée de l’édition de 1679, le trait qui dépasse du cercle, sous le pompon , est bien marqué alors que dans l’édition de 1714 (2), il l’est beaucoup moins. Pas de doute, il s’agit bien de la même gravure, mais plus usée. Un autre trait du graveur, entre la clochette et le cercle du médaillon est quasiment effacé dans l’édition de 1714. L’usure de la gravure est ici très marquée. 

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Ici, nous avons un détail du col. Les flèches représentent les points de similitude, avec usure de la gravure n°2. Le cercle rouge montre une zone avec des retouches importantes.

Certains traits de burin de l’édition 1 (1679) se retrouvent sur l’édition de droite (1714), mais la matrice qui a servi a réaliser la gravure n°2 est clairement remaniée. Pourtant, ce sont les mêmes gravures (voyez les détails en bas de l’image, la forme et l’orientation des petits ovales se retrouvent sans aucun doute, mais plus usés pour la gravure 2.

Suite des 65 portraits des rois de France:

portraits
Album : portraits

128 images
Voir l'album
( 13 septembre, 2014 )

bandeaux de l’Encyclopédie (3ème édition 1777-1779)

Voici les 36 bandeaux ainsi que quelques beaux ornements typographiques qui illustrent les volumes de l’édition Pellet de l’encyclopédie Diderot et d’Alembert (Genève -1777-1779). 

Ces gravures sont des gravures sur bois. L’une d’entre elles, au tome XXI est signée B.Ficart.

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( 3 juin, 2014 )

Papiers dominotés

Le papier dominoté est un papier décoré utilisé au 18ème  siècle notamment pour couvrir les livres brochés. Les décors sont variés (étoilé, échiqueté, floral, à motifs géométriques …), et sont réalisés par le dominotier par l’impression de bois gravés appliqués sur le papier.

Ce papier servait aussi à doubler les coffres, tiroirs…

Au 18ème  et 19ème  siècle, ces papiers sont souvent des papiers de couverture. Cette activité s’achèvera dans le premier tiers du XIXe siècle, lorsque l’industrie mécanisera tous les ateliers. A noter que les principaux centres de production furent dans la région centre, avec Chartres, Orléans et Le Mans.

Quelques exemples de papier:

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Les deux gravures suivantes représentent des ouvriers au travail, avec dans la main la matrice en bois servant à l’impression des papiers ou des toiles (source: encyclopédie Diderot- Edition pellet -1777):

 

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( 1 mai, 2014 )

Oeuvres de Buffon- edition de 1799- Sonini

Charles-Nicolas-Sigisbert Sonnini de Manoncourt est un naturaliste français. A ce titre, il entreprend une nouvelle édition de l’Histoire naturelle, avec un 1er volume edité en juin 1799, et le 127e en 1808, avec les additions de Buffon (de différentes époques) et ses découvertes particulières, avec en plus de multiples observations, soit l’entreprise sans doute la plus vaste après l’Encyclopédie, dans une bibliothèque très complète sur le sujet. Il intègre dans cette suite de l’œuvre de Buffon, l’Histoire naturelle des Poissons (1798-1803) et l’Histoire naturelle des Cétacés (1804) comprenant les parties qu’il avait rédigées pour Lacépède. On lui doit indépendamment une Histoire naturelle des Reptiles (1802).

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Deux pages de titre du premier tome de l’édition de Sonini, l’une pour 1799 (juin) l’autre pour 1800. les trois premiers tomes comprennent « les Epoques de la nature » et les Discours sur les « théories de la terre ».Le premier volume est orné des gravures suivantes:

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( 29 avril, 2014 )

L’an 2440- La bibliothèque du roi – Sur l’Encyclopédie

Petit enregistrement d’un extrait de « la bibliothèque du roi », chapitre de l’an 2440 de Mercier (1770).

Cet extrait concerne la forme de l’Encyclopédie (dictionnaire raisonné des…), jugée difficile d’accès et impropre pour une consultation efficace.

On dit souvent que Mercier était un peu visionnaire, et il l’est concernant le dictionnaire de Diderot puisque Panckoucke reprendra quelques années plus tard la publication de ce monument mais par « ordre des matières » (Encyclopédie méthodique) comme le montre la photo d’une page de titre d’un volume de gravures de cette publication qui s’étalera de 1782 à …..1832, soit 210 volumes!

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( 8 avril, 2014 )

Gravures d’après Moreau le jeune pour Candide -1785

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S’il y a une oeuvre de Voltaire que tout le monde connait, c’est bien Candide. C’est peut être regrettable  de réduire Voltaire à Candide, mais c’est comme ça ! L’édition de Kehl (1784-89) des oeuvres complètes de Voltaire comporte les belles gravures de Moreau le jeune. Après un résumé de sa vie, quelques extraits  pour accompagner quelques gravures:

Jean-Michel Moreau, dit Moreau le Jeune (1741-1814), est un dessinateur et graveur français. Élève du Lorrain , puis du graveur Jacques-Philippe Le Bas, il devint bientôtgrace à son talent, le dessinateur en renom des planches de toutes les éditions de luxe des classiques français. Il a également fourni aux graveurs de l’Encyclopédie des lavis et des dessins illustrant les processus artisanaux. Comme graveur, il a collaboré avec Boucher, Gravelot et une trentaine d’autres. En 1770, il succède à Cochin comme dessinateur des menus plaisirs du roi en sur la recommandation de ce dernier, ce qui lui donne l’occasion de produire des épreuves célébrant le mariage du Dauphin et son couronnement. En 1781, il est nommé Dessinateur et Graveur du Cabinet du Roi. Il a désormais besoin des services d’autres graveurs pour reproduire ses propres dessins comme les illustrations pour le recueil des œuvres de Rousseau (1773-82) et de Voltaire (imprimé à Bruxelles, 1782-9). Il est agréé à l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1780, puis reçu membre en 1788 et nommé graveur du cabinet du roi.

Vous trouverez nombre de ses œuvres dans différentes « catégories » de ce site, notamment pour ce Voltaire édité par Beaumarchais, mais aussi pour Rousseau (Jean-Jacques), les évangiles (dans « Bibles 18ème s »), les figures de l’histoire de France (dans « gravures Moreau le jeune »)…

Candide parait en 1759 à Genève chez Gabriel Cramer et sous le nom de Docteur Ralph. Ces gravures forment la deuxième série que Moreau a dessiné pour cette oeuvre de Voltaire.

Début de l’oeuvre et fuite de Candide:

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« Cunégonde laissa tomber son mouchoir, Candide le ramassa, elle lui prit innocemment la main, le jeune homme baisa innocemment la main de la jeune demoiselle avec une vivacité, une sensibilité, une grâce toute particulière; leurs bouches se rencontrèrent, leurs yeux s’enflammèrent, leurs genoux tremblèrent, leurs mains s’égarèrent. M. le baron de Thunder-ten-tronckh passa auprès du paravent, et voyant cette cause et cet effet, chassa Candide du château à grands coups de pied dans le derrière; Cunégonde s’évanouit; elle fut souffletée par madame la baronne dès qu’elle fut revenue à elle-même; et tout fut consterné dans le plus beau et le plus agréable des châteaux possibles.  Candide, chassé du paradis terrestre… »

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les horreurs de la guerre.

« Candide s’enfuit au plus vite dans un autre village : il appartenait à des Bulgares, et des héros abares l’avaient traité de même. Candide, toujours marchant sur des membres palpitants ou à travers des ruines, arriva enfin hors du théâtre de la guerre, portant quelques petites provisions dans son bissac, et n’oubliant jamais Mlle Cunégonde. Ses provisions lui manquèrent quand il fut en Hollande ; mais ayant entendu dire que tout le monde était riche dans ce pays-là, et qu’on y était chrétien, il ne douta pas qu’on ne le traitât aussi bien qu’il l’avait été dans le château de monsieur le baron avant qu’il en eût été chassé pour les beaux yeux de Mlle Cunégonde. »

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« La vieille reparut bientôt ; elle soutenait avec peine une femme tremblante, d’une taille majestueuse, brillante de pierreries et couverte d’un voile. « Ôtez ce voile », dit la vieille à Candide. Le jeune homme approche ; il lève le voile d’une main timide. Quel moment ! quelle surprise ! il croit voir Mlle Cunégonde ; il la voyait en effet, c’était elle-même. La force lui manque, il ne peut proférer une parole, il tombe à ses pieds. Cunégonde tombe sur le canapé. La vieille les accable d’eaux spiritueuses ; ils reprennent leurs sens, ils se parlent : ce sont d’abord des mots entrecoupés, des demandes et des réponses qui se croisent, des soupirs, des larmes, des cris. »

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La seconde série ne comporte pas certaines gravures comme cette célèbre illustration pour le chapitre 19 :

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Gravure de Pierre Charles Baquoy d’après un dessin de Jean-Michel Moreau le Jeune. Les gravures de la seconde série sont de plusieurs graveurs différents, mais le style est identique.

( 5 avril, 2014 )

L’art d’imprimer

Les 21 planches qui composent la série sur l’imprimerie dans l’Encyclopédie de Diderot  nous donnent l’occasion de résumer les étapes de l’acte de reproduire les livres grâce à l’imprimerie. 

L’une des techniques de Gutenberg pour imprimer ses premiers livres fut de fabriquer des caractères mobiles en « série » afin de composer le texte à imprimer. Pour cela, il réalisa des moules, comme pour la fonte des monnaies, afin de fabriquer ses caractères en grand nombre. Certains moules fabriquent des A, d’autres des B, C…. mais aussi des caractères de ponctuation…

L’ensemble des caractères mobiles est rangé dans des casses en bois, posées sur des pieds à hauteur d’homme  afin d’être utilisées le plus facilement possible par l’ouvrier chargé de composer le texte. Les deux images suivantes nous montrent la casse installée.

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Cet ouvrier, le compositeur, a dans sa main le composteur dans lequel il place, un à un les caractères qui vont former le texte.

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Dans la gravure suivante, deux compositeurs forment les textes et le personnage de droite encre la forme. Au dessus, des feuillets déjà imprimés sèchent. Le papier vierge, encore emballé est entassé le long du mur du fond de l’atelier.

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Une fois chaque ligne effectuée, il la place dans une galée.  Le texte composé sur le composteur de la gravure suivante est « Salut aux A… ». En dessous, la galée contient le texte « GLOIRE à DIEU, Honneur au ROI, Salut aux ARMES ».

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Lorsque le texte complet de la page est formé, celle-ci est fixée dans la forme avec les compositions des autres pages du même cahier. La forme représente les différentes pages imprimées qui vont composer chaque cahier. Une feuille vierge est imprimée deux fois pour obtenir le recto et le verso. En fonction de la taille du livre que l’on veut obtenir, on place dans la forme deux, quatre, huit… compositions de pages. Les gravures ci-dessous présentent d’abord une forme prête à accueillir deux compositions pour obtenir par simple pliage de la feuille en deux un format In Folio. En dessous, les compositions ont été calées.

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En dessous, des formes pour des formats In Quatro et In Octavo…

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La forme est ensuite encrée grâce à des balles enduites d’encre.

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Les trois gravures suivantes présentent la presse ouverte puis refermée avant de presser le plateau supérieur sur la feuille.

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Une fois les exemplaires imprimés, les caractères mobiles sont démontés et lavés.

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Les gravures suivantes présentent des cahiers de format In Octavo puis In Quatro dépliés. A noter la numérotation des pages qui semble aléatoire, mais qui, après pliage de la feuille, est logique. Pour cela, l’assemblage des compositions sur la forme doit respecter un ordre précis. Les numéros de chaque composition de la gravure suivante correspondent aux numéros de pages.

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( 23 mars, 2014 )

Les livres par Questions /Réponses- Education

Premier livre par questions /réponses, celui de Formey: L’encyclopédie ou abrégé de toutes les sciences (1784).

Quelques gravures sur les sept merveilles du monde, les dieux, le dessin, l’héraldique…

C’est en 1757 que ce petit manuel des connaissances nécessaire à l’enseignement des enfants parut pour la première fois  sous le titre d’Abrégé de toutes les sciences. Il appartient à l’abondante production pédagogique du pasteur Formey (1711-1797), d’origine huguenote, qui possédait au demeurant de nombreux centres d’intérêt. Le succès du livre fut considérable, et on compte environ vingt éditions françaises simplement au cours du XVIIIe siècle. Les traductions en d’autres langues furent également nombreuses.

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Second livre, classique du XVIIIeme s, « Connaissance de la mythologie ».

Ici le titre annonce clairement « par demandes et par réponses ». Cette méthode est très en vogue au 18ème s , plusieurs ouvrages dont la Méthode raisonnée du blason, L’art de l’accouchement à l’usage des sages-femmes ou des livres de géographie sont réalisés selon le même principe pédagogique.

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( 7 février, 2014 )

Vauban- la dîme royale et l’égalité devant l’impôt.

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Cet ouvrage de Vauban, publié en 1707 sans autorisation royale, développe un système  proposant de substituer aux multiples impôts royaux existants un impôt unique, la dîme royale, frappant le revenu de tous les habitants du royaume, dans une proportion variant du vingtième au dixième suivant les ressources de chacun. (Les pages 18 et 19, ci-dessous photographiées résument brièvement son système.) Vauban pense donc a supprimer les privilèges vis-à-vis de la contribution accordés à certains sujets fortunés. Vauban a travaillé pour le roi dans tout le pays, il est au fait des problèmes des finances du royaume et on peut penser qu’un esprit humaniste est à l’origine de ce système égalitaire qui aurait permis de soulager le peuple.

Si Vauban ne sera jamais attaqué directement pour avoir imprimé ce système audacieux de prélèvement d’impôts, le Conseil du roi décidera de censurer, de  saisir et de détruire de tous les exemplaires de l’ouvrage. 

Vauban mourut quelque temps après.

 

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En aparté, gravures de fortifications tirées de l’Encyclopédie pour lesquelles Vauban est plus célèbre.

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( 29 mai, 2010 )

l’Encyclopedie de Diderot et d’Alembert 1777-1779 genève In 4.gravures benard

premier volume des planches 1778  : LA MARINE

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